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« Oh, mon Batho ! »

08/07/2013

Insensible à la douleur, le parti des Verts a regardé couler Batho sans une larme, n’écoutant même pas sa diatribe contre les forces du mal, pétroliers et gaziers réunis en un même clan et qui auraient lancé une fatwa contre elle. Tout juste a-t-on appris du côté de Nantes que les écolos feraient bande à part aux municipales, simple coïncidence de calendrier, eux c’est pour une histoire d’avion et d’aéroport, non pas de Batho. 

Bref, une fois de plus, le Parti Socialiste a montré toute l’estime qu’il avait pour les petites fleurs et la pureté de l’air en bradant le budget de Delphine Batho, et une fois de plus les Verts ont été fidèles au souci de la gamelle, et ce, même si certains caciques du PS, à l’instar de Jean-Christophe Cambadelis, évoquent « la gauche (qui) part dans tous les sens. » Ce n’est pas nouveau, c’est juste de l’attrape-nigaud préélectoral, histoire de se faire un peu peur, mais au bout du compte on ira ensemble au feu. D’ailleurs, les Verts n’ont pas le choix, sans le PS ils n’existent plus. Et ils le savent, comme l’auraient si bien dit Orphée et Eurydice : « Vous croyez qu’il va nous arriver plein de choses ? »... « Mais toutes les choses, les honteuses, les sales aussi, nous allons être très malheureux »… « Quel bonheur ! »

Alors on se tait, on reste là, impuissant et misérable à regarder les bégonias se flétrir, on reste ministre bien logé au logement, on va tout faire pour être adjoint dans une mairie socialiste, on dira aux électeurs qu’on est la caution « planète propre » pour les générations futures (ou un truc du même acabit), ainsi, on sera d’accord pour que des trains de marchandises polluent la vie des habitants au nom du développement durable – même si de temps en temps un wagon se fait péter les entrailles pour déverser la mort autour de lui -. En fait, on fait avant tout de la politique à gauche, car c’est écrit quelque part dans les étoiles ou sur le « Codex Mamèrinus », la protection de l’environnement est un engagement à gauche au fond du couloir.

Alors, Batho touchée et coulée en une demi-journée, voilà une affaire bien menée, de plus, comme le rappelait le député EELV François de Rugy, « Nous n’avons jamais fait de Delphine Batho une égérie de l’écologie politique. » 

Fermez le ban, et retour à la « gamelle »…

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