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Le Président Zigzag

29/12/2012
Après le Président « bling-bling », voici le Président « Zigzag », il n’a rien d’un zigoto, c’est apparemment plutôt un bon zigue avec lequel on irait peut-être en vacances à Zagreb ou à Zagazig pour boire sur le zinc un thé à la menthe en regardant zigzaguer un zébu accro au Zan.
On pense aussi à Zadig décrit par Voltaire, Zadig trahi par sa femme ( ?!) et nommé Premier ministre grâce à ses mérites. Un obscur besogneux diront les méchants, mais qui avait un fond un tantinet socialiste.

 

 

Les dangers de la méthode zététique

« Je suivis une route en zigzags qui devaient me faire éviter tous les dangers » écrivit Alain Gerbault il y a déjà fort longtemps, tellement longtemps que notre Président Zigzag n’était même pas né.

Finalement, après tout, cette phrase du célèbre navigateur qui fit le tour du monde seul sur son petit yacht entre 1923 et 1929, pourrait être un résumé de la philosophie de François Hollande ? Car ces zigzags successifs qu’on lui reproche ne lui permettent-ils pas de naviguer au gré de la météo, de couvert à la gauche de la gauche à dégagé au centre, d’orageux sur l’Oural et la Mélenchonie à beau fixe sur Solferino. Après un zig il y a un zag, le second peut être alors en contradiction avec le premier, qu’importe pour le spécialiste du genre !

Sa force ? Une majorité absolue pour son parti à l’Assemblée, de quoi « mitterrander » à volonté en ignorant ses alliés du 6 mai, écolos, communistes et autres frontistes de gauche. C’est par ailleurs le message capté par Mélenchon et ses alliés du PCF qui se sentent déjà exclus d’un futur écrit avec les mots (et maux) de la social-démocratie, le ventre mou de la gauche abhorré par la gauche dure.

Bien sûr, ces zigzags politiques vont coûter cher localement, Mitterrand avait su en accepter le prix avant Hollande en perdant les municipales, les cantonales, les régionales durant ses deux mandats.  Et alors ? La méthode zététique qui consiste à dénicher une courte ligne droite entre le zig et le zag a ses inconvénients, il faut les accepter. Et il n’est pas sûr que ces zigzags successifs ne devinssent pas au bout du compte une sorte de pragmatisme face aux événements qui, on le sait, de nos jours, s’accommodent parfois très bien des changements de cap répétés initiés très souvent par la versatilité des citoyens.

En fait, le danger en cas de fort mauvais temps, est la sortie de route, le zigzag mal négocié qui se transforme en tout droit dans le talus, ou pire dans le ravin. N’oublions pas que l’économie n’apprécie pas particulièrement ces brusques et fréquents changements. Depuis l’été, les reproches ont été nombreux face aux messages parfois incompréhensibles du pouvoir, face aux reculades et hésitations, et disons-le aussi, face aux mensonges ou promesses de campagne vite oubliées.

Il ne faudrait pas que notre Président Zigzag devînt par mégarde un drôle de zèbre en permanence à la recherche d’une combinaison nouvelle et inédite à introduire dans le mécanisme économique et social, ce qu’on pourrait appeler le stade zygote, un truc qui ne dure jamais… ou au mieux laisse place à un embryon de politique. Mais l’embryon ne vit pas toujours.

 

F. Hurt

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