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Frais kilométrique 2026 voiture électrique : barème, calcul et nouveautés à connaître

Frais kilométrique 2026 voiture électrique : barème, calcul et nouveautés à connaître

Frais kilométrique 2026 voiture électrique : barème, calcul et nouveautés à connaître

Les voitures électriques coûtent moins cher à l’usage qu’un modèle thermique sur de nombreux trajets. Mais lorsqu’elles sont utilisées dans le cadre professionnel, une question revient souvent : comment calculer les frais kilométriques en 2026 ? Le barème évolue-t-il ? Le bonus de 20 % accordé aux véhicules électriques est-il toujours valable ?

Le sujet mérite quelques précisions, car le montant remboursé ne dépend pas uniquement de la distance parcourue. La puissance fiscale, le type de véhicule et le cadre dans lequel les déplacements sont déclarés jouent également un rôle. Voici ce qu’il faut savoir pour éviter les erreurs de calcul et ne pas laisser quelques centaines d’euros au bord de la route.

À quoi servent les frais kilométriques ?

Les frais kilométriques permettent à un salarié, à un dirigeant ou à un professionnel indépendant de prendre en compte les dépenses liées à l’utilisation de son véhicule personnel pour des déplacements professionnels.

Ils peuvent couvrir une partie des dépenses suivantes :

Le barème kilométrique ne comprend généralement pas les péages, les frais de stationnement ni certains intérêts d’emprunt. Ces dépenses peuvent être ajoutées séparément, à condition d’être justifiées et directement liées au déplacement professionnel.

Il faut aussi distinguer deux mécanismes. Un salarié peut demander le remboursement de ses frais professionnels à son employeur. Un contribuable peut également choisir la déduction des frais réels lors de sa déclaration de revenus. Dans les deux cas, le barème kilométrique sert de référence, mais les règles sociales et fiscales ne sont pas strictement identiques.

Le barème kilométrique 2026 sera-t-il différent ?

À l’heure où nous rédigeons cet article, le barème officiel des frais kilométriques pour les revenus et dépenses de 2025, déclarés en 2026, n’est pas nécessairement publié selon le calendrier retenu par l’administration. Le barème est traditionnellement communiqué par l’administration fiscale au printemps, après la prise en compte de l’évolution des prix et des coûts d’utilisation des véhicules.

Il est donc impossible d’annoncer sérieusement un montant définitif pour 2026 avant la publication officielle. Méfiez-vous des tableaux présentés comme certains plusieurs mois à l’avance : ils peuvent être des estimations, mais pas encore une référence fiscale.

En pratique, le calcul devrait continuer à reposer sur trois éléments :

Le barème est généralement réévalué chaque année. Une hausse des coûts d’entretien, des pneumatiques ou de l’énergie peut donc entraîner une modification des montants. À l’inverse, une baisse ou une stabilité des coûts peut conduire à une évolution limitée.

Le bonus de 20 % pour les voitures électriques

La bonne nouvelle pour les conducteurs de voitures électriques est le maintien du principe de majoration du barème. Pour un véhicule entièrement électrique, le montant obtenu avec le barème kilométrique est majoré de 20 %.

Autrement dit, il faut d’abord effectuer le calcul avec le barème correspondant à la puissance fiscale du véhicule, puis appliquer un coefficient de 1,20.

La formule est simple :

Frais kilométriques électriques = montant obtenu avec le barème × 1,20

Cette majoration concerne les véhicules électriques, et non les véhicules hybrides rechargeables ou les modèles hybrides classiques. Une voiture qui peut rouler sans utiliser son moteur thermique n’est pas forcément considérée comme un véhicule électrique au sens du barème fiscal. La carte grise et la catégorie administrative du véhicule doivent être vérifiées.

Cette règle tient compte de certaines particularités des voitures électriques. Leur consommation d’énergie est souvent plus basse que celle d’un véhicule thermique, mais leur prix d’achat, leur assurance, leurs pneus spécifiques et leur décote peuvent peser davantage dans le budget global.

Quel barème utiliser pour préparer son calcul ?

En attendant la publication du barème 2026, le barème officiellement disponible le plus récent doit être utilisé comme base indicative. Pour une voiture particulière, les montants sont déterminés selon la puissance fiscale et la distance annuelle parcourue.

À titre de repère, le barème automobile applicable aux dépenses récentes comprenait notamment les tranches suivantes :

Ces chiffres doivent être utilisés comme repères et non comme barème définitif pour 2026. Avant toute déclaration, il faudra consulter la publication de l’administration fiscale ou le Bulletin officiel des finances publiques.

Exemple de calcul avec une voiture électrique

Prenons le cas d’une voiture électrique affichant 4 chevaux fiscaux. Son conducteur parcourt 4 000 kilomètres pour ses rendez-vous professionnels au cours de l’année.

Avec le barème de référence :

4 000 × 0,606 € = 2 424 €

La majoration électrique de 20 % est ensuite appliquée :

2 424 × 1,20 = 2 908,80 €

Le montant indicatif des frais kilométriques s’élève donc à 2 908,80 €, hors péages et stationnement. Ces derniers peuvent être ajoutés s’ils correspondent réellement aux déplacements professionnels et si les justificatifs sont conservés.

Autre scénario : le même véhicule parcourt 12 000 kilomètres. La formule de la tranche intermédiaire s’applique :

(12 000 × 0,340) + 1 330 = 5 410 €

Après majoration de 20 % :

5 410 × 1,20 = 6 492 €

La différence entre les deux tranches montre pourquoi il est important de ne pas appliquer mécaniquement le premier tarif trouvé dans un tableau en ligne. Le barème fonctionne par formules et non avec un prix unique au kilomètre.

Comment connaître la puissance fiscale de sa voiture électrique ?

La puissance fiscale ne correspond pas à la puissance du moteur exprimée en kilowatts. Une voiture électrique de 150 kW n’est pas automatiquement un modèle de 150 chevaux fiscaux, heureusement pour le portefeuille du conducteur.

Pour connaître la puissance fiscale, il faut consulter la case P.6 de la carte grise. Cette donnée est également reprise sur certains certificats d’immatriculation numériques et dans les documents remis lors de l’achat du véhicule.

Les voitures électriques récentes peuvent afficher une puissance fiscale relativement faible malgré des performances élevées. Cette caractéristique peut rendre le barème kilométrique intéressant pour un conducteur professionnel, notamment lorsque le véhicule parcourt beaucoup de kilomètres.

Attention toutefois aux véhicules dont la carte grise a été établie à l’étranger, aux modèles importés et aux changements administratifs après modification du véhicule. En cas de doute, mieux vaut demander confirmation à l’administration ou à son expert-comptable.

Les trajets domicile-travail sont-ils concernés ?

Les déplacements entre le domicile et le lieu habituel de travail ne sont pas automatiquement assimilés à des déplacements professionnels ouvrant droit au même traitement. Dans le cadre de la déclaration fiscale, certaines règles spécifiques s’appliquent, notamment concernant la distance entre le domicile et le lieu de travail.

Les déplacements effectués entre plusieurs sites professionnels, chez des clients, sur un chantier ou pour assister à une réunion sont en revanche généralement considérés comme professionnels, dès lors qu’ils peuvent être justifiés.

Pour éviter toute discussion, il est conseillé de conserver un relevé précis comprenant :

Un simple tableau tenu au fil de l’année est souvent plus fiable qu’une tentative de reconstitution en avril, lorsque les souvenirs se mélangent et que les kilomètres semblent soudain avoir pris quelques libertés.

Frais kilométriques ou remboursement de la recharge ?

Lorsqu’un salarié utilise sa voiture électrique personnelle, l’employeur peut choisir de rembourser les frais selon le barème kilométrique. Dans ce cas, l’électricité consommée est intégrée au montant forfaitaire, comme les frais d’entretien et l’usure.

Il faut éviter de demander deux fois le remboursement de la même dépense. Si l’employeur rembourse déjà les kilomètres avec le barème, la recharge utilisée pour ces trajets ne doit pas être comptabilisée une seconde fois, sauf dispositif spécifique et règles clairement établies.

La situation peut être différente pour un véhicule appartenant à l’entreprise ou pris en location. Les dépenses sont alors traitées selon la comptabilité de l’entreprise : factures de recharge, loyers, amortissement, entretien et assurance peuvent suivre des règles distinctes.

Les nouveautés à surveiller en 2026

Plusieurs points devront être vérifiés lorsque les textes définitifs seront publiés :

Il ne faut pas confondre le barème kilométrique avec les aides à l’achat, le bonus écologique ou les dispositifs liés à la recharge. Ces mécanismes répondent à des objectifs différents et peuvent évoluer séparément.

Pour un calcul fiable, la méthode reste donc la même : relever la puissance fiscale sur la carte grise, comptabiliser les kilomètres réellement professionnels, appliquer le barème officiel correspondant, puis ajouter la majoration électrique si le véhicule est bien un modèle entièrement électrique.

La voiture électrique ne dispense pas de tenir ses comptes. Elle permet simplement de les tenir avec moins de passages à la station-service… et avec un peu plus d’attention à la borne de recharge.

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