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Du nouveau sur le Suaire de Turin

20/12/2010
Ce titre qui peut surprendre est celui de l’étude que j’ai publiée en 2001. Elle est la toute première au monde – et certainement la seule – à avoir mis l’accent sur une particularité absolument unique dans l’histoire humaine révélée par l’effigie miraculeusement laissée au genre humain (tout essai d’explication naturelle de son existence aboutissait à l’échec) par le Verbe Incarné lors de son court séjour au tombeau : l’absence du nombril, qui est une réalité objective discrète et pourtant flagrante apte à lever ce qu’il est connu d’appeler le « Mystère du Saint Suaire », raison pourquoi notre exposé avait été déposé dès 2001 à l’Académie des Sciences.
En effet, il ne peut y avoir de « nouveau » sur l’ineffable document laissé à l’humanité par le plus important de tous les personnages ayant marqué son histoire que ce que l’on n’a pas encore consenti à y apercevoir, cependant que depuis bien plus d’un siècle désormais, précisément depuis la bouleversante photographie du chevalier Pia de 1898, il est soumis aux investigations les plus fines, les plus assidues, les plus passionnées, et bien sûr les plus controversées étant donnés les énormes intérêts politico-philosophiques, et les considérables profits des appareils humains ainsi remis en cause.
Mais nous voici bien entrés dans le 3e millénaire où, selon les Ecritures recoupées et actualisées par les prophéties, doit très tôt se placer le retour annoncé du Christ, un événement immense, impossible dans le cadre des lois de la nature, et signant alors de ce fait l’authenticité de sa qualité de Verbe Incarné, et où dès lors le genre humain a moins que jamais temps et vertu à consacrer sans progrès à des croyances et spéculations contradictoires concernant ses propres destinées et son propre sens. Il va devoir au contraire rapidement s’appliquer à la quête d’objectives certitudes à cet égard, sauf à sombrer dans la dégénérescence, déjà gravement amorcée partout dans le monde.

L’effigie présente sur le linceul de Turin
peut-elle ne pas être celle du Christ ?
En 1993, un colloque international a été suscité à Rome par le Centre International d’Etudes sur le Linceul de Turin (CIELT) qui est arrivé à la conclusion que le linge conservé à Turin ne pouvait être que celui ayant enveloppé le Christ au tombeau.
Il corroborait ainsi les résultats de trois générations de savants de toutes disciplines qui l’ont passé inlassablement « au peigne fin » à partir de1898 et l’ont reconnu indubitablement comme provenant de la région de Jérusalem, quant à l’effigie elle-même elle se révèle comme le fidèle enregistrement de toutes les phases de la Passion du Christ, sans aucun « hiatus ».
De même a été épinglée la datation au carbone 14 de 1988 comme ayant porté sur des échantillons du tissu de lin mélangé à du coton utilisé par les sœurs Clarisses de Chambéry en 1534 pour restaurer le document partiellement brûlé plié en 1532, alors que le drap originel est de pur lin.
Quant au parcours historique ayant fait sortir de Palestine ce qui allait être appelé le « Suaire de Turin » après qu’il eut revêtu d’autres vocables, il est très suffisamment attesté, ce qui donne à comprendre que les informations que l’on peut retirer de la scrutation de l’effigie correspondante, loin d’être négligeables, sont d’un intérêt tout à fait immense… et nous en revenons à l’absence du nombril.
L’absence du nombril est la preuve objective directe de ce que le Christ n’est en rien comparable aux aventuriers humains héritiers de la chute adamique et venus au monde selon la chair, qui se sont crus habilités à conduire les peuples selon leur sentiment ou leurs intérêts, avec lesquels il n’a aucunement part en ce qu’il s’en démarque totalement au plan structurel. Cette disposition est aisée à constater, même si personne à ce jour ne paraît y avoir songé.
L’illustration iconographique
Afin de faire ressortir simplement et clairement ce que nous annonçons, nous avons fait figurer en regard, au moyen d’un montage approprié, l’effigie de face du Saint Suaire selon le « positif » de 1898 et un modèle humain ayant sensiblement adopté la même posture que le Christ, à peu près du même âge et de la même taille.
En un instant d’examen comparatif, on est amené à convenir de l’absence du nombril sur l’effigie du Saint Suaire, rien n’en évoquant sérieusement la présence, ni les structures d’ancrage sur elle, alors qu’il est solidement implanté sur le modèle humain. Il est souvent allégué que l’image est de trop médiocre qualité pour que l’on puisse « bien voir », alors que ce n’est en rien le cas.
Là encore il est impossible d’expliquer naturellement que l’empreinte ne soit ni trop ténue ni trop saturée pour que la source d’informations qu’elle représente échappe à une exploitation plénière. Nous revenons d’ailleurs plus loin sur la véritable catégorie de documents à laquelle elle s’apparente incontestablement et qui fait du Saint Suaire le trésor documentaire le plus précieux et le plus décisif sur le Christ ayant jamais existé, voué dès lors à l’édification des « hommes de bonne volonté » pour la toute fin des temps (non du monde) que nous traversons… à l’insu de la plupart.
Notons qu’à l’emplacement exact que devrait occuper un nombril figure un trait vertical blanc (sur le positif). Plusieurs rainures transversales peuvent faire croire à une pluralité de nombrils « décalés », ce qui est abérant.

Mais qu’est-ce que cela change ?

Cette question est la réaction immédiate. Certes, cela ne change pas la foi résultant de l’actuel « endoctrinement humaniste chrétien », laquelle reste impuissante cependant face à des endoctrinements antagonistes lorsqu’ils lui sont opposés.
Mais cela change tout dès lors que le Christ est bel et bien le verbe Incarné dans le sein de la Vierge Marie Immaculée qui demeure de ce fait cliniquement vierge après qu’elle lui a donné le jour en-dehors des lois naturelles, ainsi que l’atteste la tradition occidentale des « Evangiles de l’Enfance », tout autant que celle des églises orthodoxes. Ce point est également admis par l’Islam.
Or, le Saint Suaire apporte à ce sujet une certitude définitive car objectivement fondée.

L’affadissement progressif des bases de la foi chrétienne
Si ces bases se sont trouvé minées dès le 2e siècle par la multiplication des hérésies, qui toutes, d’une manière ou d’une autre, résultent d’une incompréhension foncière du statut du Christ et contre lesquelles Saint Irénée de Lyon entreprit de lutter, le Haut Moyen-Âge, celui des constructeurs de cathédrales, avait conservé la connaissance de la particularité touchant le Christ.
La différence morphologique ne permettant pas de confondre le Christ avec un homme de l’humanité ordinaire, correspond, à l’évidence, à la similitude organique devant lier nécessairement le Christ « nouvel Adam » et « fils de l’Homme » (et non des hommes) et Adam lui-même (l’Homme), suscité directement par Dieu, et donc dépourvu de nombril. Certes, le surnaturel divin et tout ce qui est miraculeux échappe perpétuellement à « l’homme animal », ainsi que le rappelle l’apôtre Paul (ICOR 2, 14), et dès la Renaissance, ces réalités mystiques sont tombées dans la désuétude pour être relayées par les valeurs humanistes de plus en plus âprement imposées. Déjà se préparait la gouvernance mondiale. Ce qui n’a pas empêché pour autant la montée d’autres mouvances et ambitions concurrentes, non moins décidées à submerger le monde.
En notre époque post-moderne matérialiste et d’agitation œcuménique exacerbée, l’homme tente éperdument d’établir par ses propres moyens la « nouvelle Jérusalem », mais il a totalement perdu de vue qu’elle ne viendra que du ciel… à la fin des Tribulations (Apocalypse 21, 1-8).
Tout ceci suggère à quel point la Chrétienté est passée à côté des mystères essentiels destinés à la fonder et à lui conférer autorité face aux religions philosophiques et autres qu’elle était appelée à dépasser. Elle est désormais en plein déclin pour s’être laissé priver de toute compréhension autre qu’illusoire des réalités incréées.

La première image photostatique au monde
La polémique très insidieusement entretenue pour dévaluer le Saint Suaire, le décrédibiliser à la suite du coup de tonnerre que fut l’épreuve photographique « positive » de Secondo Pia en 1898 a stérilisé l’immense profit au plan spirituel qui pouvait en être retiré. Pourtant cette providentielle épreuve montre à elle seule que l’image négative imprimée sur le linceul ne peut être une peinture, en raison même de sa définition de type photographique qu’aucune main humaine ne peut produire. En fait, techniquement de manière flagrante et avec deux mille ans d’avance, le document iconographique légué par le Christ s’apparente à un photostat, ou image obtenue par contact direct de l’objet avec la surface sensible, comme cela a été le cas des toutes premières photocopies du milieu du 20e siècle, avec épreuve intermédiaire négative.
Mais y a-t-il jamais eu au Moyen-Âge un artiste humain ayant peint « en négatif » ? En trouverait-on un, même de nos jours, qui s’y complaise ?

La preuve de la résurrection
Le Saint Suaire apporte encore, indirectement, la preuve de la Résurrection. Elle est relatée selon des récits cohérents et compatibles par les quatre évangélistes. Ils font ressortir l’extrême urgence qu’il y avait à faire disparaître les condamnés avant le sabbat ; ainsi en fut-il pour Jésus et ses deux co-suppliciés. Mais dès le dimanche matin, « premier jour de la semaine », les femmes venues au sépulcre où Jésus avait été déposé enveloppé dans son linceul imprégné des aromates qui allaient servir de surface sensible pour la constitution de son effigie, prévenues par des entités angéliques de sa Résurrection en avertirent Pierre et Jean. Ils purent constater directement que le linceul était plié et vide, et il est évident que nulle manipulation humaine durant le sabbat n’avait pu en être la cause, bien que les gardes commis à la surveillance du tombeau aient été ensuite fortement soudoyés pour le prétendre… et selon Matthieu (28, 15), c’est par cette fautive version que le peuple juif s’est laissé séduire, peuple qui a toujours très majoritairement « suivi » le Sanhédrin qui représentait pour lui la plus haute autorité. Il a donc cru fondé l’acharnement avec lequel le grand prêtre avait résolu d’accuser Jésus d’imposture, redoutant une perte de pouvoir. De toute façon, les Juifs attendaient un « meneur » apte à les libérer de l’occupation romaine.

Retour sur le Moyen-Âge
C’est au Moyen-Âge que la spiritualité chrétienne a été la plus vivante et la plus authentique, et nous l’avons déjà dit, le Haut Moyen-Âge connaissait la particularité morphologique signant la qualité divine du Christ, avant que cette tradition ne se perde à l’époque de la Renaissance où tous les crucifix produits dès lors et par la suite se virent affligés d’un nombril afin que soit mieux oubliée la divinité de Jésus, à laquelle il est permis de croire, mais qui ne doit pas être proclamée en tant que fait avéré… de sorte à mieux éviter ainsi tout risque d’entrave aux affaires des hommes.
En décembre 2001, j’étais présent à la vente Tajan, commissaire-priseur à Paris, qui présentait de nombreuses pièces du 12e au 15e siècle, dont une statuette remarquable du 15e siècle intitulée « L’homme de douleur » (le Christ ressuscité montrant ses plaies), de sensibilité germanique, sculptée aux bois de tilleul, provenant d’une école artistique située dans une région correspondant aujourd’hui au Haut-Rhin (Alsace) : aucun nombril n’y figurait, et les experts présents nous ont confirmé que c’était bien à juste titre, ce qui éteint sérieusement toute polémique…

 

 

 


Henri Durrenbach

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