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Affaire Dominici : personne ne brisa le mur du silence du côté de Lurs…

17/02/2012
Avec l’affaire Seznec et la disparition d’un conseiller général du Finistère en mai 1923, le triple crime de Lurs, qui deviendra l’affaire Dominici, fait partie des grands mystères criminels du 20e siècle. Deux mystères, car aujourd’hui encore, personne n’est capable d’établir une stricte vérité, en partie peut-être à cause d’enquêtes pas toujours scrupuleusement diligentées, voire orientées. Mais eu égard à son époque, les années 50, l’affaire Dominici aura largement supplanté « la Seznec » côté médiatisation. Nous nous garderons de prendre partie, nous contentant de relater des faits, des témoignages, des conclusions – et des hypothèses -, sachant que la vérité fait partie de cet imbroglio datant de plus d’un demi-siècle, et que les protagonistes directs sont aujourd’hui décédés.

Entre la Montagne de Lure et Ganagobie

Vu du ciel, nous sommes au cœur du triangle dont les points d’angle ont pour noms Sisteron, Dignes-les-Bains et Forcalquier, sur cette route qui mène chaque été les armadas de vacanciers vers le Luberon et le Parc du Verdon. Mais en 1952, la route était celle qui reliait Grenoble à Marseille.

De plus près, nous avons d’un côté la Montagne de Lure aux confins de la Haute Provence, et de l’autre Ganagobie, plateau déjà habité quelque 2.000 ans avant J.C, qui sera par la suite occupé par les Bénédictins. Entre les deux, la Nationale 96 et la Durance, sans oublier quelques fermes éparses. Pas le désert, pas le bout du monde, mais en ce milieu du 20e siècle un peu ce qu’on appelait « un trou perdu » au milieu de la lavande et de terres à biquettes.

C’est ici, dans une modeste maison adossée à la Nationale, que vit la famille Dominici : Gustave dit le patriarche, 75 ans, sa femme Marie 71 ans, Gustave un des fils, son épouse Yvette et leur bébé Alain âgé de dix mois.

La région n’est pas facile, les hommes y sont souvent durs comme la terre, ils ne montrent pas leurs sentiments, on dira d’eux qu’ils sont des « taiseux ». 

Les Dominici sont d’origine italienne, des Carbonari que la Haute Provence a accueillis en nombre. Mais Gaston est né à Dignes en 1877, juste en face du palais de justice qui le condamnera presque 80 ans plus tard à finir la tête tranchée.

Berger depuis son plus jeune âge, il connaîtra très vite le plateau de Ganabogie où il faisait paître un troupeau. Autre clin d’œil du destin, il voyait alors en-dessous cette « Grand’Terre » traversée par la Durance et qui sera sienne après « une vie de labeur et de bon Français » comme il aimait le souligner à chaque interrogatoire. On va très vite lui coller l’image d’un paysan à la Giono.

Entre la Montagne de Lure et Ganagobie, en cette année 1952, les touristes n’ont pas encore colonisé le moindre mètre carré disponible. A Ganagobie, il n’y a que les ruines d’une abbaye gardées alors par le père Lorenzi… peut-être le seul à l’époque à connaître la vérité sur cette affaire…

 

La France de 1952

Fidèle aux traditions de la décennie, l’année 1952 aura connu quatre Présidents du Conseil (le Premier Ministre d’alors), René Pléven, Edgar Faure, Antoine Pinay (qui va lancer son fameux emprunt), et Joseph Laniel. C’est aussi l’année des grands ouvrages, on inaugure les barrages de Tignes et de Donzère-Mondragon, ainsi que la Cité Radieuse bâtie par le Corbusier à Marseille. Enfin, pour montrer que la page de l’occupation était définitivement tournée, l’Etat amnistie les faits de collaboration.

Mais a-t-on tourné la même page au plus profond des provinces, et ici, en « terre rouge » de Haute Provence où les règlements de comptes d’après Libération furent nombreux… et pas toujours justifiés. On a beaucoup écrit, beaucoup parlé à propos des parachutages d’armes et d’argent qui n’auraient pas forcément servi à des actes de résistance. Voilà donc, au cœur de l’été, une affaire qui tombait bien pour des médias en panne de sensationnel, puisque même le Tour de France venait de prendre ses congés. Et ils ne se priveront pas, ne regarderont pas à la dépense, réussissant parfois à orienter l’enquête l’officielle.

Il y a des gens en vacances en cet été 1952. Entre autres, une famille britannique a décidé de faire du tourisme à travers le pays avant de s’en aller rejoindre des amis du côté de Villefranche sur Mer : le 28 juillet, sir Jack Drummond, son épouse Ann et leur fille Elysabeth âgée de dix ans sont à Reims. Le 29 ils passent par Domrémy, le 30 ils sont à Aix en Provence, et à Dignes le 31 juillet, avant de filer vers Villefranche le 1er août. Mais ils reviendront à Dignes le 4 août afin d’assister à une corrida. 

On a le décor, on a les personnages (pas tous encore), il ne reste qu’à trouver le mobile d’un drame… à le trouver 57 ans plus tard…

 

La nuit du 4 au 5 août

« La lune est haute et brillante. Nous campons. Je viens de réaliser un désir très cher : seule, je me suis baignée dans la Durance. » Cette phrase, que l’on attribue à une enfant de dix ans, serait extraite d’un journal que la petite Elysabeth aurait tenu quotidiennement et qui a été par la suite vendu à plus d’un million d’exemplaires, journal apparemment inventé par France Soir comme le suggère William Reymond dans son livre « Dominici non coupable, les assassins retrouvés ». Et voici la première entorse à la bonne étude de la vérité.

Quoi qu’il en soit, environ deux heures après avoir écrit (ou pas) ces lignes, «Elysabeth Drummond agonisait au bord de la Durance le crâne défoncé, prenant le temps de mourir en gémissant sous la lune déclinante et indifférente » écrira Jacques Chapus de France Soir le 9 août. Du lyrisme pour un massacre !

Mais revenons quelques heures en arrière…

Lassés par la fête à Dignes Les Bains, les Drummond quittent la ville à bord de leur Hillmann vers 19 heures, et décident de camper au bord de la route près de Lurs, plus précisément sur la RN 96 tout près d’un vieux pont enjambant la voie ferrée et menant aux berges de la Durance. Pourquoi s’arrêtent-ils ici pour passer la nuit ? Parce que leur fille aime le camping dira-t-on, parce que Jack Drumond désire visiter Ganagobie et Aix en Provence dira-t-on encore (ils y étaient déjà le 30 juillet), ils ne se sont pas arrêtés ici par hasard affirmeront d’autres.

Quoi qu’il en soit, vers 20 heures, la Hillmann vert amande immatriculée NNK 686 stoppe sur un terre-plein en gravillons à moins de 200 mètres de la ferme Dominici. Les touristes britanniques n’ont plus que quelques heures à vivre. Vers 1 heure du matin, dans la nuit du 4 au 5 août, sir Jack Drummond reçoit deux balles dans le dos, on retrouvera cinq balles dans le corps de son épouse, alors que leur fille est massacrée à coups de carabine, puis, apparemment, transportée un peu plus loin près de la Durance, là où Gustave Dominici la trouvera dès potron-minet. Apparemment, car là encore, le doute subsiste : elle a couru les pieds ensanglantés dira la presse, pourtant, d’après le docteur Dragon et les gendarmes Bouchier et Romanet, présents sur les lieux du crime tôt le matin, les pieds de la fillette étaient propres, preuve qu’elle n’avait pas couru pour fuir son agresseur.

Le triple meurtre de Lurs vient d’entrer dans l’Histoire.

A la ferme, on a bien entendu les coups de feu, mais personne n’a bougé. Gaston, fidèle à son habitude, est parti très tôt mener ses bêtes du côté de Giropey, et c’est Gustave, de retour d’une inspection d’un talus éboulé sur la voie ferrée, qui découvrira les corps. A 6 heures, il arrête un motocycliste, Jean-Marie Ollivier, qui vient de terminer son poste de nuit à l’usine de Saint-Auban toute proche. Il préviendra les gendarmes d’Oraison.

Ce sont les faits, indiscutables, tout le reste va dépendre de l’enquête, des témoignages, des suppositions et autres incohérences, pour ne pas dire mensonges.

 

Les personnages de la pièce…

On connaît les principaux, Dominici et Drummond, les gendarmes, le docteur, le motocycliste. Et voici la foule, des curieux qui vont piétiner durant des heures la scène du crime. Le juge Péries est arrivé, le commissaire Sébeille et ses hommes tarderont, ils viennent de Marseille, la route est longue, ils seront là vers 15 ou 16 heures, alors que les corps sont déjà à la morgue. Très vite, ce petit bout de RN 96 deviendra une destination touristique : on aime se faire peur !

Alain Dominici, âgé de dix mois au moment du drame, écrira par la suite : « On a habité jusqu’en 1959 dans cette ferme. C’est mon histoire. Je me rappelle tous ces gens qui arrivaient, ces processions sans fin de curieux, ces services d’ordre de gendarmerie mis en place spécialement tous les dimanches pour contenir les centaines, voire les milliers de personnes qui s’arrêtaient à la Grand’Terre. On passait souvent nos journées enfermés à la ferme, surtout le dimanche. »

L’enquête démarre et s’oriente finalement très vite dans une seule direction : les Dominici sont forcément coupables. Et là on est en droit de se poser une question élémentaire : ce triple meurtre a eu lieu chez eux, vers une heure du matin, dans l’hypothèse de leur culpabilité, étaient-ils assez stupides pour ne pas prendre le temps de faire disparaître les corps et l’Hillmann loin de chez eux ? 

Stupidité ou alors vengeance familiale ? La thèse devait être cohérente puisqu’elle sera quasiment officielle. On connaît l’issue de l’enquête : Gustave Dominici est arrêté une première fois pour non-assistance à personne en danger, car il aurait affirmé avoir vu la petite Drummond bouger un bras lorsqu’il la découvrit au matin. Son passage en prison sera court. Puis il accuse son père d’être le meurtrier, soutenu en cela par son frère aîné Clovis, celui qui, paraît-il, serait tombé à genoux devant le commissaire Sébeille en voyant la carabine Rock-Ola qui avait servi à tuer les Drummond. Plus ou moins fâché avec Gaston, Clovis ne vivait plus à la ferme et travaillait à la SNCF.

Bien sûr, on le sait, Gustave a beaucoup parlé. C’est lui qui affirmait avoir vu la veille du drame une « dame habillée de noir » en compagnie des Drummond près de la ferme. Une déposition qui ne figure pas au procès-verbal. Il a également dit avoir vu dans la cour de la ferme, vers 23 heures, un homme, une femme et un enfant à bord d’un side-car. On ne les a jamais retrouvés.

Accusé par ses fils, Gaston Dominici est arrêté. Après plusieurs mois d’enquête, son procès s’ouvre au tribunal de Dignes le 17 novembre 1954. Le 28 novembre, il est condamné à mort. « Et pourtant, je suis innocent ! » lâchera-t-il à l’annonce du verdict. Sa peine sera commuée en prison à perpétuité par le Président Coty en 1957, et il sera libéré par le Président de Gaulle le 14 juillet 1960. Gaston Dominici meurt à l’hospice de Dignes cinq ans plus tard et est inhumé au cimetière de Peyruis. Il n’a jamais été réhabilité.

 

Les mobiles

Il manque encore des personnages, certains essentiels, parfois affabulateurs, il manque les mobiles. Ou plutôt, quelles furent les pistes suivies… ou pas ?

Parmi les personnages de la tragédie, il y a Paul Maillet, poseur de voies à la SNCF (il travaillait avec Clovis), et surtout chef local du maquis dit rouge. Sa ferme est la plus proche des lieux du crime avec celle des Dominici. Il fut dit que la Rock-Ola venait de chez lui, où d’ailleurs la police dénichera deux mitraillettes Sten. Maillet sera exclu du Parti Communiste après cette affaire. Et qu’en est-il de cette réunion de la cellule locale qui se serait déroulée à la Grand’Terre le 4 août au soir ?

Il y a encore Roger Perrin, petit-fils de Gaston, qui serait venu également à la ferme le soir pour ne repartir qu’à la nuit. Un adolescent qui a toujours menti lors de l’enquête. On a aussi évoqué une soirée de beuverie le 4 août, soirée connue apparemment de pas mal de monde mais qui ne figure pas au dossier. Et il y a ce side-car (évoqué par Gustave) qui serait venu cette même nuit « récupérer deux caisses de grenades entreposées par l’ancien maquis de Sigonce… »

On a beaucoup parlé, beaucoup fantasmé à propos de ce triple meurtre, d’aucuns n’ont pas hésité sur le coup à faire une corrélation avec la mort du commandant Hauteville du maquis de Lurs qui, à deux jours d’intervalle, fut exclu du Parti Communiste et reçu sur la tête un pylône électrique en cours de démontage !

Et quid du fameux Bartkowski, sorte de gangster-aventurier, peut-être le seul lien « matériel » avec le crime puisqu’étant en possession, lors de son arrestation, de la bague-montre ayant sans doute appartenu à lady Drummond, ce même Bartko qui reconnaîtra en 1965 avoir, avec sa bande, participé au crime de Lurs. Des aveux tardifs convenons-en, et qui sont en totale contradiction avec les dires d’un témoin, tardif également, Aristide Panayotou, qui déclare le 27 août 1952, soit 22 jours après le crime, s’être arrêté sur la route cette nuit-là pour un besoin pressant et avoir entendu « deux rafales, des coups de feu » et avoir vu « un monsieur grand traverser la route qui se tenait la poitrine ». Mais il n’a pas vu d’autre véhicule près de l’Hillmann.

Les mobiles et les phrases s’entrechoquent («si Gustave continue à se rétracter, il arrivera un malheur bien plus grand à la Grand’Terre » aurait dit Clovis à propos de son frère cadet qui supportait de plus en plus mal les accusations qu’il avait perpétrées contre son père), mais l’enquête de Sébeille continue dans la même direction, le commissaire marseillais ne changera jamais de cap.

Beaucoup pensaient à ce moment que le capitaine de gendarmerie Albert aurait peut-être traité l’affaire de manière plus stricte.

Alors, est-ce le crime d’un braconnier comme cela fut évoqué, les suites tragiques d’une beuverie, une banale affaire crapuleuse qui aurait mal tourné (ce qui ne serait pas un cas isolé), une affaire politico-mafieuse issue de l’époque de l’Occupation ?

 

La piste des services secrets

Car pour certains, en cette année 1952, tout n’était pas soldé, même avec une amnistie pour faits de collaboration. On réglait encore de vieux comptes. Et la personnalité même de sir Jack Drummond apporta de l’eau au moulin aux rumeurs les plus folles, et peut-être, pourquoi pas, les plus cohérentes. On sait que l’Anglais a travaillé pour les services secrets britanniques, sans pour autant être ce qu’on appelle un espion. On l’a dit en mission dans la région afin de retrouver de grosses sommes d’argent (et des armes) qui auraient disparu après des parachutages. Collusion facile, Maillet et Dominici étaient dans le même maquis de Lurs.

Autre question, s’était-il rendu le 4 août secrètement à l’usine de Saint-Auban spécialisée dans la chimie du chlore et ses dérivés, usine qui a joué un rôle important lors des deux guerres mondiales ? Sir Drummond n’était quand même pas un quidam ordinaire, il fut titulaire d’une chaire de professeur de biochimie à l’University College of London de 1922 à 1945, et expert scientifique au Ministry of Food durant la seconde guerre mondiale. On a aussi évoqué des représailles des services secrets de l’Est qui venaient de perdre des agents découverts à l’Ouest… Une sorte d’avertissement sans frais ! Mais saura-t-on un jour ?

 

Morts par erreur ?

Au pied des oliviers, des chênes verts et au milieu de la luzerne, à deux pas de la Durance, à la borne 32 de la Nationale 96, trois personnes ont trouvé la mort par une chaude nuit d’été. Pourquoi avaient-elles installé leur campement provisoire si près de la route, pourquoi les plus proches voisins n’ont-ils pas bougé lorsque les coups de feu ont claqué dans le silence de la nuit, pourquoi de nombreux témoignages ne figurent-ils pas au dossier, pourquoi deux frères ont-ils accusé leur père, et pourquoi, au bout du compte, un Président de la République a gracié le vieux berger : de Gaulle était-il convaincu de son innocence ? Autant de questions sans réponse 57 ans plus tard.

« L’homme le plus honnête, le plus respecté, peut être victime de la justice. Vous êtes le bon père, bon époux, bon citoyen et marchez la tête haute. Vous pensez que vous n’aurez jamais aucun compte à rendre aux magistrats de votre pays. Quelle fatalité pourrait vous faire passer pour un malhonnête homme, voire un criminel ? Cette fatalité existe, elle porte un nom : l’erreur judiciaire. » C’est l’amer constat dressé par Maître René Floriot, alors ténor du Barreau. Mais l’erreur judiciaire avait quand même pris sa source chez Gustave et Clovis Dominici !

On peut enfin se poser d’autres questions : pourquoi les Drummond et leur fille ont-ils été inhumés (très vite le 7 août) au cimetière de Forcalquier et non en Angleterre, comment se fait-il que la Rock-Ola ait disparu après le procès, tout comme l’Hillmann ? Et si on n’avait pas « exécuté » les bonnes personnes ?

Alors, a-t-on rendu une justice « sincère » le 28 novembre 1954 en envoyant à l’échafaud un vieillard de 77 ans ? Qui veut répondre ? En conclusion de son livre (« Dominici innocent »), Claude Mossé parle des gens de là-bas : « Rien ne sert d’accuser quiconque. Sur le plateau, des hommes et des femmes, protégés par l’ombrageuse sévérité des montagnes voisines, n’ont jamais voulu briser le mur du silence. »

Un journaliste qui a suivi toute l’affaire qualifiait celle-ci de « crime maladroitement commis, d’enquête maladroitement menée, et d’un procès maladroitement jugé. »

Et c’est vrai qu’il y avait à peu près autant de preuves formelles démontrant la culpabilité de Gaston Dominici (mais alors, pourquoi a-t-il tué ?), que de preuves formelles démontrant son innocence (mais alors, qui a tué ?). Ce qui est sûr, c’est qu’avec les moyens de la police scientifique d’aujourd’hui, on aurait évité beaucoup d’erreurs, et peut-être trouvé très vite le ou les coupables.

 

J. Nimaud

 

A lire et à voir

 

Quelques ouvrages importants sur l’affaire :

« Dominici : et si c’était bien lui ? » de Gabriel et Pierre Domenech (Les Presses du Midi)

« L’affaire Dominici : expertise du triple crime de Lurs » par Eric Guerrier (chez Cheminements)

« Dominici, c’était une affaire de famille » par Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan (chez Archipel)

« Affaire Dominici, le dernier témoin » par Pierre Charrier (L’Ecailler du Sud)

« Un matin d’été à Lurs » par Jean Laborde, « Dominici innocent, la véritable histoire » par Claude Mossé (Editions du Rocher).

 

Deux films retracent, chacun à leur manière et avec des points de vue différents, cette affaire : « L’affaire Dominici » de Claude Bernard-Aubert, film de 1972 avec Jean Gabin dans le rôle de Gaston Dominici, et un téléfilm en deux parties de Pierre Boutron, réalisé en 2003 pour TF1, « L’affaire Dominici », avec Michel Serrault dans le rôle de Gaston.

Les Commentaires

4 commentaires - Voir | Rédiger
ils sont bien coupables à la grand terre . Gaston surtout et les autres pour leur silence complice .
Comment ne pas réagir aux propos ci-dessus tout à fait fantaisistes . Il n'y pas du tout d'affaire d'espionnage ou autre dans l'affaire Dominici . Le fils Clovis , comme il est dit , a bien accusé son père car il savait TOUT . Gaston a avoué puis a accusé aussi son fils Gustave et son petit fils zézé , mais JAMAIS aucun des Dominici n'a accusé quelqu'un d'autres qui n'était pas de la famille !!
C'est le désir de sensationnel , de vendre du mystère de la part des journalistes en mal de tirages qui a fait une autre affaire Dominici . Le dossier est clair malgré ses failles , c'est une affaire de famille commme l'ont si bien écrit Deniau et Sultan dans leur livre .. Point barre !
Gustave , l'autre fils a accussé son père à cinq reprises puis s'est récusé sous les menaces du reste de la famille ...Lisez le dossier , cela éviera des derives nauséabondes .
Nous avons étudié de fond en comble le dossier et nous sommes en mesure de réfuter les thèses de l'espionnage , du complot etc ...Clovis , le fils Dominici , n'a jamais cessé d'accuser son père , ce n'était pas pour lui nuire par vengeance ou autre mais bien pour que seul gaston supporte le châtiment et non son frère Gustave fortement soupçonné ....Crimedelurs.xooit.com vous en dira plus . Un commisaire divisionnaire est en train d'écrire un livre important et d'expertise qui devrait mettre un terme à toutes le élucubrations journalistiques faites pour les tirages !!!
Il n' ya qu'à lire le dossier aux archives pour voir combien tout ce qui est dit ci dessus est farfelu , orienté et constitue une désinformation de toute cette affaire simple comme une colère de paysan qui parle patois face à un anglais qui se rebiffe dans sa langue ! Un coup part accidentellement et un enchainement fatal s'ensuit .
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