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Dubrovnik, une succursale du paradis tout au bout de la Croatie…

14/03/2012
« Ceux qui cherchent le paradis sur terre doivent venir à Dubrovnik » écrivit George Bernard Shaw fasciné par cet ex-état maritime minuscule devenu au fil des siècles l’un des centres culturels les plus prisés en Europe méditerranéenne avec Venise.
Dubrovnik, c’est le point extrême sur la carte très compliquée de cette Croatie qui n’en finit pas d’accompagner l’Adriatique face à la botte italienne, comme si la rivalité ne devait jamais cesser.

 

 

De la magie sans trucage

Après Pula, Zadar et Split, où dès 305 Dioclétien emménageait en son palais, l’autre trésor dalmate nous offre, depuis les collines longeant le ruban bleu de la mer, certainement l’un des plus incroyables panoramas que l’on puisse espérer : l’image de la vieille ville enserrée dans les murailles des 14e et 15e siècles apparaît comme une carte postale idyllique représentant une sorte de paradis terrestre chauffé 2.774 heures chaque année par un soleil généreux (l’un des meilleurs scores d’Europe), et mouillé par la mer la « plus transparente et la plus claire du Bassin Méditerranéen » comme le soulignait un spécialiste de l’affaire, monsieur Cousteau lui-même. Alors…

Bref, vous l’aurez deviné, nous ne sommes pas dans le touristique « de base », l’émerveillement est de série, la seule option au catalogue concernera votre aptitude à vous laisser bluffer par le tour de passe-passe réalisé sans trucage par le magicien des lieux, le fameux Saint-Blaise, honoré ici depuis plus de mille ans pour son amour féroce de la liberté.

Il ne vous reste qu’à franchir l’une des portes de la muraille et profiter à satiété de cette ville monument qui a thésaurisé depuis des siècles un patrimoine unique, à la fois gothique, renaissance et baroque.

 

A voir, revoir et rerevoir

Une fois, deux fois, trois fois nous avons arpenté ces ruelles étroites bordées de maisons en pierre blanche, traversé le Stradum au sol luisant d’usure, une fois, deux fois, trois fois nous sommes revenus faire le tour de l’imposante Fontaine d’Onofrio, nous avons admiré ce bijou qu’est le Palais Sponza, et profité de la douceur de cette journée d’avril pour faire nos pâques (avant l’heure) du côté de l’église Saint-Blaise, de la cathédrale Notre-Dame ou encore du séminaire des Jésuites. Palais, églises ou simples demeures anonymes constituent cet ensemble unique classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco… et que les affrontements entre Serbes et Croates au début des années 90 auraient pu anéantir à jamais.

Si nous voulions dresser une liste exhaustive, il nous faudrait encore évoquer la Tour Minceta, la Palais du Knez, la Forteresse Lourijenac et le Couvent des Franciscains.

Une fois, deux fois, trois fois, peut-être davantage, nous sommes passés au même endroit, peut-être mus par une indescriptible envie de ne plus sortir d’ici. 

On parlait de paradis… allez savoir !

Et comme même au paradis on ne vit pas d’air pur et d’eau claire (eh oui !), il faudra bien prendre le temps de commander une Pasticada arrosée d’un Plavac ou d’Opolo, vins rouges de Dalmatie. Mais les hommes, les vrais, avec une moustache et un fusil, trinqueront à la Sljivovica, célèbre eau de vie de prune. Mais gare aux 2.774 heures de soleil qui suivent…

 

 

Destination vacances

Un peu loin pour un week-end (sauf si bien sûr vous optez pour un vol direct), la ville de Dubrovnik, ainsi que toute la côte adriatique qui n’est qu’une succession de baies, criques, îles et cités historiques où l’on se souvient soit des Argonautes, soit du passage des légions romaines, voire des notables vénitiens, ont l’ambition de vous faire passer vos meilleures vacances de la décennie. Et entre nous, si un gars comme Dioclétien y a bâti sa villa (à Split) il y a déjà 1.700 ans, c’est que le coin méritait plus qu’un détour, mais qu’on s’y installât pour un peu plus longtemps… d’autant que cyprès, lavande, oliviers et vignes ne sont jamais très éloignés.

 

CROATIE : REPERES

305 : Dioclétien s’installe dans son palais à Split

852 : le nom « croate » apparaît pour la première fois dans une charte

925 : mention du premier Roi croate Tomislav qui unifie Croatie Pannonienne et Dalmate     

1527 : les Habsbourg sur le trône croate

1699 : l’ensemble de la Croatie est libéré du pouvoir turc

1815 : fin de la présence de Napoléon dans les républiques de Venise et de Dubrovnik        

1918 : la Croatie devient partie intégrante de ce qui s’appellera la Yougoslavie

1990 : premières élections pluripartites en Croatie

1991 : indépendance et guerre avec la Serbie

1992 : la Croatie est membre des Nations Unies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pratique

Par la route, depuis la région, comptez environ 1.500 km : Turin, Milan, Trieste, puis descendre le long de l’Adriatique jusqu’à Dubrovnik.

La Croatie ne fait pas partie de la zone euro, mais celui-ci est accepté quasiment partout. Il n’y a pas de décalage horaire entre la France et la Croatie.

Juillet-Août, grand festival international de musique et de théâtre à Dubrovnik.

Vols depuis Lyon : rien, il faudra passer par Paris avec Croatia Airlines (www.croatiaairlines.com) ou avec EasyJet, trois vols par semaine (www.easyjet.com).

 

Renseignements : Office National Croate du Tourisme, 48 rue Victor Hugo à 75116 Paris. Tel : 01 45 00 99 55 / infos.croatie@wanadoo.fr

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