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Les premiers rosés de l’année

25/03/2013
De saignée ou de pressurage direct, ils symbolisent désormais le retour des beaux jours, et cette année cette expression a bien plus d’importance que d’habitude après un hiver long, froid et humide. Alors allons-y, sortons les rosés pour accompagner nos apéritifs, nos déjeuners en terrasses ou nos dîners entre amis.
Voici une première sélection, ce sont les premiers rosés de l’année, ils sont tranquilles et font aussi des bulles…

 

Rosés à bulles couleur de rose

Donc ils sont rosés, mais rosés effervescents, de Crémant en Champagne, pour ouvrir un repas ou pour l’accompagner jusqu’au dessert.

Des bords de la Loire, nous aurons retenus deux exemples probants du savoir-faire de cette région en la matière, ce qui pouvait étonner il y a dix ans est aujourd’hui de plus en plus reconnu : le rosé vit bien au-dessus de Lyon ! 

Avec « Les Perles Rouges », voici un Coteaux du Vendômois signé Patrice Colin (41100 Thoré la Rochette) 100% Pineau d’Aunis de couleur quasi rubis, fier sur son fil en équilibre entre fruits rouges et agrumes, on aime son côté sec, vif et long à la fois, on pense déjà à lui au moment de choisir le dessert de ce soir (7,60 €).

A noter qu’il existe également en « Perles Grises », version saumonée et épicée du précédent, idéal donc pour une cuisine exotique (7,60 €).

Vendômois toujours, c’est « Le Charme aux Dames Gris Brut » de la Cave Coopérative du Vendômois (41100 Villiers-sur-Loir), lui aussi Pineau d’Aunis, il nous offre une robe claire, de la fraise en bonbon pour le côté madeleine, de la fraîcheur pour se dire que c’est déjà l’été, on aimera son penchant pour le minéral, un vrai gars des bords de la Loire, il sera parfait avec un poisson grillé (5,50 €).

Restons sur le versant septentrional et direction l’Alsace. C’est le Domaine Paul Blanck qui nous y attend (à 68240 Kientzheim) pour nous faire déguster son Crémant Chardonnay, Pinot blanc et Pinot gris, un bel assemblage pour cet effervescent d’un rose dont la pâleur ferait penser à une jeune fille tout droit sortie d’un roman du 19ème siècle. La bulle est fine et aguichante, le zeste de citron avant dégustation a fait son effet sur les autres agrumes, voilà l’apéritif tout trouvé pour dans un moment (13,50 €).

Un peu en dessous, nous voici en Champagne pour deux versions du rosé à bulles de la Maison Drappier (10200 Urville) : Rosé brut 100% Pinot noir, un Champagne habillé chic pour sortir ce soir, avec des mûres au balcon qui écoutent Roméo faire son numéro, vous l’aurez compris le fruit est plus que présent, le fruit et un bouquet d’épices, bravo l’artiste, le saumon va adorer (32,30 €)… Une robe flamboyante qu’on en appellerait le pompier de garde, de la mûre et de la framboise, des bulles impatientes, encore un brin d’épices, c’est le Champagne Rosé Brut Nature de Drappier, celui qui animera tout le repas à venir (33,56 €).

Pour conclure ce voyage pétillant, arrêtons-nous dans le Var pour y découvrir Pamp’Rosé, un 100% Grenache élevé par les Maîtres Vignerons de la presqu’île de Saint-Tropez (83580 Gassin). Robe saumonée, fraise et framboise de nez en bouche, une impression que la vigne a connu des herbes de Provence dans sa jeunesse, la bulle est extrêmement fine, délicate, et les agrumes débarquent en fin de bouche comme une bonne nouvelle. Un vin qui sera excellent lors d’un déjeuner sur l’herbe… ou ailleurs (7,65 €).

 

Les rosés au Fronton

On connaît ce vignoble que l’on dit aux portes de Toulouse où l’on travaille la Négrette, un cépage unique qui aurait été ramené de Chypre (avant la faillite !) par les Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Un peu une histoire de Templiers…

Fronton, au nord de Toulouse, c’est aussi une région de fort ensoleillement, de peu de pluies et de nuits plutôt fraîches. Voilà de quoi faire d’excellents vins, on sait par ailleurs ce que ce climat est capable d’apporter aux rouges de la région.

Quant aux rosés, ils vont vous surprendre par leur tendance à mettre de la complexité là où on ne l’attend pas, à marier des arômes de fruits rouges avec un bouquet de fleurs, à nous inviter à voyager loin, très loin, de là où traditionnellement on ramènera des épices, et cette complexité fera merveille avec toutes les cuisines. 

En fait, ce sont ces assemblages uniques qui sont responsables de cette flexibilité aromatique et gustative, car ici la Négrette sera associée au Cabernet Franc et à la Syrah pour nous présenter le Fronton Rosé Comte de Négret 2012 de la Cave de Fronton (31620 Fronton), que l’on conseillera pour les charcuteries et poissons grillés (entre 3,80 et 4,00 €)…puis on la verra, cette Négrette, faire un peu de place au Gamay et à la Syrah comme avec ce Fronton Rosé 2012 du Château Plaisance (31340 Vacquiers), un exemple d’équilibre et de rondeur qui inspirera le cuisinier du jour (7,00 €)… enfin Négrette avec Côt, Gamay et Syrah pour le rosé 2012 du Château Bouissel (82370 Campsas), avec cette fois-ci abricot et pêche au service, et toujours ce côté épicé qui met de l’exotisme à votre apéritif (5,50 €).

 

Un trio éclectique

A trois ils savent tout faire, ils peuvent tout accompagner, ils sont du sud, sud ouest, et nous viennent du 11, du 66 et du 64.

D’abord, voici le « Moulin Rosé 2012 » du Château Grand Moulin (11200 Lézignan-Corbières), un Corbières 50% Cinsault avec Syrah et Grenache noir pour l’esprit de combatitivité entre fruits et puissance. Élevé sur des galets roulés des terrasses de l’Orbieu, il va nous rendre son côté sauvage de terre aride par son côté bien sur ses pieds, fier, vif, avec la rondeur et le gras qui feront les chœurs pour accompagner ses arômes d’agrumes. Il sera parfait avec un poisson grillé et des légumes confits (4,60 €).

Ensuite, place au « Clos des Vins d’Amour » (66460 Maury), un rosé Côtes du Roussillon 50/50 entre Grenache et Syrah, un grand classique qui fait toujours son effet, les fondamentaux sont indispensables : rosé de gourmandise et donc d’amour, c’est d’ailleurs dit dans le titre, fruits rouges croquants un brin acidulés, de la rondeur et de la longueur, c’est dit, la charcuterie l’emporte ! (7,50 €)

Enfin, « Villa la Vie en Rose 2012 » par la maison Lionel Osmin & Cie (à 64160 Morlaas), et un retour inattendu sur la Négrette, car ce rosé est un 100% Négrette élevé entre Tarn et Garonne. Robe rose très pâle, fruits rouges qui s’accrochent à la langue pour prolonger le plaisir du bonbon, de la fraîcheur et du gras pour accéder à une belle palette de mets qui iront des cuisines italiennes, voire méridionales, aux menus les plus exotiques du catalogue. Un vrai professionnel à mettre sur votre table cet été (6,50 €).

 

Ils sont aussi nos premiers rosés de l’année

« Yrisé », c’est le « rosé différent » nous dit-on à la Cave de Tain l’Hermitage (26600 Tain l’Hermitage). Différent car on nous le présente comme « une promesse de sophistication à moins de 5,00 €, une invitation à la découverte du rosé de la Vallée du Rhône par les sens », le tout avec une bouteille séduisante. Voilà pour le marketing. Yrisé c’est un rosé 100% Syrah, très aromatique, facile d’accès, gourmand, croquant, du fruit et de la fraîcheur pour séduire ceux qui n’ont pas toujours la culture du vin, ce sera notre propre approche du marketing. 

Un excellent rapport qualité-prix à 4,90 €.

De la maison Cazès (66600 Rivesaltes), nous avons sélectionné deux rosés 2012 : « Les Hospices Catalans », un IGP Pays d’Oc 100% Syrah, vif, expressif, mêlant fruits rouges et fleur, on le sent soyeux, tout en rondeur, une bonne idée pour accompagner des fruits de mer ou des aubergines frites (4,50 €).

Le second Cazès est un classique du répertoire, c’est le célèbre « Canon du Maréchal » IGP Côtes Catalanes, quand Syrah et Mourvèdre font feu de tous bords avec ce Canon que l’ennemi ne nous prendra pas ! La robe est rose, le fruit est rouge, on le sent ferme sur ses positions, personne ne viendra lui contester ses capacités à mettre un triple A à un déjeuner en terrasse (7,00 €).

IGP Sable de Camargue pour cet assemblage complexe où l’on retrouve, entre autres, Grenache, Merlot, Syrah, Cabernet Sauvignon… sorte de compromis est-ouest, et que l’on doit à la maison Jeanjean (34725 Saint-Félix-de-Lodez), et appelé « Les Embruns gris 2012 ». Vendangé la nuit et au lever du jour au cœur du plus grand vignoble bio de France, ce rosé à la robe pâle va nous faciliter la vie par sa fraîcheur naturelle et sa manière bien à lui de nous mettre au diapason de sa rondeur. A conseiller avec des fruits de mer (3,80 €).

Côtes du Rhône 2012 de la Maison Ogier (84232 Châteauneuf-du-Pape) avec ce rosé « Héritages Ogier » né d’un quatuor que l’on apprécie toujours pour son talent, Grenache, Cinsault, Syrah et Mourvèdre, avouez qu’il y a pire. Il y a du fruit rouge, de la rondeur, de la longueur, on se dit qu’il vaudrait mieux appeler le notaire pour authentifier ces « héritages » comme devenus notre propriété. A marier avec un caviar d’aubergines, une daube ou un apéritif avec tapenade (5,90 €).

 
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