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Notre panier à vins de l’été…

17/07/2013

Les Bourgogne du Patriarche…

Rouge et blanc, deux Bourgogne de la maison Patriarche Père et Fils (www.patriarche.com) « Couvent des Visitandines ». 

Rouge, Pinot Noir bien sûr, millésime 2010, à la robe brillante et élégante, d’un rouge discret et prometteur, très fruits rouges dès l’ouverture du protocole, avec des tanins plutôt discrets mais sincères, et malgré son jeune âge on lui attribuera une belle longueur en bouche. Mais si vous lui destinez un tournedos, un peu de patience, il a tout pour vieillir (5,39 €).

Blanc, c’est le Bourgogne Aligoté 2011, le cépage est donc aligoté, le vin sera assez léger une fois découverte sa robe jaune paille aux reflets verts, mais les arômes ont de la gueule, floraux avec aussi de la pomme, voilà un vin vif qui fera merveille à l’apéritif façon chanoine Kir, mais qui vous surprendra avec quelques escargots bourguignons… (5,32 €).

 

Un trio sudiste

Ventoux, Lirac et Cabardès pour suivre, donc un trio un peu sud qui commence son spectacle du côté du Vaucluse au pied du Mont-Ventoux, c’est dire s’il connaît assez bien les journées très très ensoleillées et chaudes durant tout l’été. « La Croix des Pins », c’est le Ventoux rouge 2009 du Château La Croix des Pins (84380 Mazan), 80% Grenache (avec Syrah et Mourvèdre), un costaud du coin abrité du Mistral par les belles Dentelles de Montmirail, un rouge à la robe sombre, quasi noire, extrêmement fruits rouges et réglisse, mais toujours frais malgré sa puissance, un nectar pour vos viandes grillées de l’été et autres charcuteries (8,00 € départ cave).

Roquemaure est l’une des quatre communes de l’appellation Lirac, ça tombe bien, le domaine Castel Oualou est à Lirac (30150). Ce Lirac Blanc du domaine est un assemblage à moitié Grenache blanc, avec Clairette, Picpoul, Viognier et une pointe de Bourboulenc. On le qualifiera très vite de trois manières : léger, sec et fruité, avec beaucoup d’élégance et un équilibre remarquable. On vous le conseille avec un poisson grillé, voire une cassolette de fruits de mer (10,00 €).

Syrah, Cabernet Sauvignon, Grenache et Merlot, « L’Enclos des Lauzes » de la Cave la Malepère (11290 Arzens) a embauché un quatuor pour nous jouer un air de Cabardès sous la houlette de la cerise et de la violette, un bel opus rouge qui aimera accompagner le soliste du jour, une volaille aux champignons, on pourra donc attendre quelques mois pour programmer l’affaire à l’automne, ce rouge 2011 n’en sera que meilleur (6,60 €).

 

Vignobles et Signatures

C’est le club des grands domaines qui regroupe seize maisons de seize régions de France, un peu comme un modèle de la « cave idéale ». Voici trois échantillons fort différents de cette exemplarité viti-vinicole, deux fois blancs, une fois rouge.

Rouge en Vallée du Rhône avec Alain Jaume et Fils (84100 Orange) pour cette « Réserve Grand Veneur 2011 » Côtes du Rhône à 65% Grenache, de quoi présenter un vin quasi grenat, fruité et épicé à souhait (si on le souhaite bien sûr), généreux et déjà corsé, prêt à en découdre pour le meilleur avec quelques charcuteries suivies d’une entrecôte marchand de vin. Eh oui, avec un tel vin on peut encore se mettre à table pour le plaisir des mets. Un beau Côtes du Rhône à seulement 7,50 €.

Chez Couly-Dutheil (37500 Chinon), on aime être ambassadeur des vins de Loire, et plus particulièrement de Chinon. Avec ce Cabernet Franc à la robe or pâle, désigné comme « Blanc de Franc », c’est une balade en forêt qui nous vient à l’idée pour y cueillir ces petits fruits qui feront l’excellence du blanc sec (eh oui, fraise des bois ou framboise pour un blanc !). Ensuite, la bouche docile, appétissante, aguichante, nous conduira vers des contrées lointaines cadenassées par ces effluves de miel, d’épices, de piments… Vite, un plat dit exotique vu de Paris, comme cette fricassée de moules qui pétille de bonheur dans sa poêle ! (6,80 €).

Un classique, un blanc sec, un Chardonnay 100%, peut-être un Bourgogne alors ? Un Chablis en fait, le « Petit Chablis L’Eglantière 2012 » de Jean Durup Père et Fils (89800 Chablis), un blanc jaune pâle légèrement verdissant, qui se balade de noisette en amande avec un accompagnement minéral qui grimpe ses trois octaves sans sourciller avec un équilibre parfait : pan ! (dit la pierre à fusil), c’est un coup à boire qui met de bonne humeur, c’est le blanc entre copains, là, juste pour passer un moment autour du jambon et des huîtres. Petit Chablis peut-être, mais grande classe dans la simplicité (8,65 €).

 

Trois vins de chaleur

« Extraits de Schistes 2010 » est un AOP Faugères élevé par le Domaine de Fenouillet des Vignobles Jeanjean (34725 Saint-Félix-de-Lodez). Syrah (60%), Grenache et Carignan sur la feuille de route, et c’est sous le soleil exactement que ce rouge d’altitude (300 mètres) va évoluer du côté de la chaleur méditerranéenne. Les fruits rouges et les fruits noirs apprécieront, ils côtoieront des tanins tout en velours, et le côté frais de la fin de bouche aura des attentions délicates pour les épices que ce Faugères voudra bien nous présenter, juste avant l’arrivée du gibier de la saison prochaine (6,50 €).

Nous avons croisé un Cabardès plus avant, nous y revenons avec ce millésime 2009 du Mas Ventenac (Domaine Ventenac à 11610 Ventenac), un rouge qui hésite encore entre Méditerranée et Atlantique, voilà pourquoi il fait l’entente cordiale avec la Syrah, le Cabernet Franc et le Merlot. C’est pas l’ONU, mais ça permet d’offrir un vin assez complexe qui prend le meilleur partout où il passe : il est rond, généreux, ample, ostensiblement fruits noirs avec une pincée de tabac (tout le monde n’a pas arrêté de fumer !), et lui aussi on va le présenter aux prochains gibiers de passage dans le coin. On nous l’annonce comme un beau vin de garde, c’est dit, on va le garder ! (22,00 €).

« Rasteau Prestige » 2009, encore un vin de chaleur et de puissance avérée, c’est un Ortas – Cave de Rasteau (84110 Rasteau), un modèle du genre 50% Grenache, 40% Syrah, et la monnaie côté Mourvèdre, voilà un rouge confit, poivré, ensoleillé comme personne, il n’est pas bronzé il est déjà grenat, chaud et frais à la fois (on se comprend !), c’est le rouge que l’on aime servir même quand il fait torride, c’est le rouge qui prend toute la place si jamais on lui présente des magrets ou des confits (9,80 € départ cave).

 

Duo de la Cave de Tain

Attention ça décoiffe à 13 et 15 euros du côté de la Vallée du Rhône, exactement à Tain l’Hermitage. C’est la Cave de Tain qui nous propose ce duo choc : « Les hauts du Fief », c’est le Crozes-Hermitage 2011, un 100% Syrah bien sûr, rouge vif intense, très intense, élevé par une famille de mûres qui savait apprivoiser les tanins avec un soupçon de poivre, juste de quoi mettre un peu de distance entre la Drôme et le bout du monde où l’on fabrique cet exotisme discret qui sied à ce rouge d’une belle souplesse et corsé comme il faut. Pas davantage. Viandes rouges grillées et fromages voisins (comme un Saint-Félicien) au programme (13,00 €).

« Esprit de Granit », voilà le Saint-Joseph rouge 2011, toujours issu de la Cave de Tain l’Hermitage (26602 Tain l’Hermitage), et toujours 100% Syrah. Cette fois-ci, nous avons traversé le Rhône pour nous retrouver sur la rive droite, côté Ardèche. Du nez intense, un peu fleur de violette, à la bouche puissante et souple, en passant par des tanins soyeux et une fraîcheur surprenante, nous allons demeurer suspendus à la suite, il va forcément encore se passer quelque chose… une finale ? Longue, persistante, envoûtante… c’est le retour du « vrai » Saint-Joseph, celui que l’on a de plus en plus de mal à (re)trouver. Chapeau la Cave ! (15,00 €).

 

« Clape » de début…

Ce sont les Phocéens bien avant notre ère, puis les Romains, qui initièrent la culture de la vigne sur ce massif qui culmine à 214 mètres entre Narbonne et la Méditerranée. Si autrefois La Clape était une île, juste « entre le ciel et l’eau », désormais c’est le plus vaste site naturel classé en Languedoc-Roussillon. Et un terroir d’environ 1.000 hectares dont 625 classés en AOC La Clape, appellation où les vins blancs ne représentent que 10% de la production.

Et c’est justement de Blancs dont nous allons parler ici, de blancs élégants, épicés et proches de cette ambroisie qui ravit les dieux. Le premier est la cuvée « Grand vin blanc 2009 » du Château d’Anglès (www.chateaudangles.com), né d’un assemblage de vieilles vignes, Bourboulenc, Grenache, Roussanne et Marsanne, qui prend des allures de bouquet floral dans le verre. On évoquait les épices, on ajoutera une cuillère de miel pour la douceur infinie, voilà un blanc qui méritera toute l’attention de la cuisinière ou du cuisinier (18,00 €).

« Cuvée Augustin 2012 » par le Château Abbaye des Monges (www.abbaye-des-monges.com) à suivre, avec cette fois-ci un trio de cépages, Bourboulenc, Marsanne et Rolle, pour un vin blanc festif, sec et gras, avec la fraîcheur qui arrive petit à petit, toujours de la douceur, mais aussi un brin de minéralité, on le dirait éduqué pour bien se tenir dès l’apéritif (8,00 €).

 

Blancs également, mais d’Ardèche

Et tous deux sont 100% Viognier IGP Coteaux de l’Ardèche : « Les Ambassadeurs 2009 » que l’on doit à Olivier de Bournet (07120 Grospierres), de l’or en bouteille à première vue, des fruits confits découverts par la suite, une touche de réglisse, l’effet est bluffant, on attend les épices et ils arrivent très vite, c’est un très beau Viognier, tout le monde vous demandera d’où il vient ! (12,50 €).

Floral, minéral, également exotique, très harmonieux et bien installé sur son terroir, c’est le Viognier 2012 des Caves Vivaraises (07200 Saint-Etienne-de-Fontbellon), le blanc de l’apéritif et des poissons grillés, celui qui nous fera peut-être tout l’été si la cave a prévu large (5,40 €).

 

Encore en bref…

Encore trois rouges pour compléter notre panier d’été, trois vins issus de régions différentes, Auvergne, Provence et Bordeaux. 

Auvergne ou plutôt Bourbonnais, car nous voici à Saint-Pourçain avec ce Gamay et Pinot Noir sur l’ardoise du jour, comme une hésitation entre Beaujolais et Bourgogne, mais pour la bonne cause car le fruit est sympathique, le corps est développé comme en salle de gym, c’est un rouge qui a belle allure, charnu, avec un potentiel avéré pour tenir son rang en compagnie d’une viande grillée ou de quelques fromages goûteux. Il nous vient du Domaine de Chinière 2011, et on le doit à l’Union des Vignerons de Saint Pourçain (03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule). Son prix, 6,85 €.

Provence disions-nous ? Alors ce sera du côté de Bandol pour évoquer ce merveilleux Bandol rouge cuvée spéciale 2006 du Domaine de l’Olivette ((83330 Le Castellet), une maison déjà présentée dans ces colonnes, et récemment pour son superbe rosé. Ce rouge, à 90% Mourvèdre (plus Grenache), a forcément été élevé par le soleil et le vent, ce qui lui confère belle personnalité avec des arômes complexes de fruits rouges et d’épices, le tout sur un voile de cuir, on le dira un tantinet tannique, mais toujours en douceur, quant au poivre on le devra au cépage principal. Voilà de quoi émerveiller une volaille rôtie ou un gibier, ou pourquoi pas, pour rester de saisons, quelques rougets (20,50 €.

Bordeaux Rouge 2012 pour conclure, et ce dans la « Gamme Premium » de la collection « Les Parcelles » de la Maison Bouey (33440 Ambares). 80% Merlot, c’est le Bordeaux incontournable, couleur rubis, arômes fruités, rappel agréable du bois et tanins souples, c’est un vin peu corsé, gourmand, que l’on prendra plaisir à boire jeune avec des terrines et fromages (4,50 €).

 

Deux effervescents

Sortez les bulles pour l’apéritif, voire pour accompagner quelques desserts d’été à base de fruits ou de chocolat, d’abord avec « Royal Rouge » de la Maison Ackerman (49400 Saumur), un rouge demi-sec pétillant, gourmand, rond, frais, issu de Cabernet Franc, un effervescent surprenant qui siéra aux desserts certes, mais aussi à un saumon grillé (6,00 € environ)… ensuite avec cette Clairette de Die cuvée Tradition du Domaine Georges Rapail (26340 Aurel) : prise de mousse naturelle en bouteille, 80% de Muscat et 20% de Clairette blanche, une belle bulle, beaucoup de fraîcheur et de douceur, le compagnon idéal d’un dessert (5,80 €).

Les Commentaires

1 commentaire - Voir | Rédiger
also wirklich brn&cheau#8230;. nein, nicht wirklich. aber ich habe auf meinem arbeitsrechner noch windows vista, auf meinem notebook windows 7. und ich würde gerne auf dem arbeitsrechner auch windows 7 haben, wozu ich aber den ganzen pc neu installieren müsste. und dann stellt sich die frage, ob es dann nicht auch sinnvoll ist, direkt einen neuen pc zu nehmen. bevor ich jetzt den aufwand der neuinstallation habe und dann in 6 monaten oder so wieder…..
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