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Quelques vins pour l’été…

08/07/2014

Au triangle d’or des Côtes de Provence

La famille Fabre possède deux merveilleuses propriétés en Provence, l’une dénommée le Château de la Clapière à Hyères, l’autre le Château de l’Aumérade à Pierrefeu. Et bien sûr, ces deux châteaux sont des domaines viticoles dont la production en rosés nous arrive aujourd’hui, rosés de gastronomie puisqu’il s’agit de Crus Classés.

AOP Côtes de Provence, la Cuvée Seigneur de Piegros 2013 est un hommage au propriétaire du château alors qu’il était conseiller des rois Henri IV et Louis XIV. Grenache à 50 %, ce qui lui confère puissance et majesté, ce rosé fait également appel aux cépages Syrah et Cinsault, de quoi proposer un joli potentiel de garde et du fruit pour le dessert de la dégustation. Sa robe rose pâle nous prévient, il y a de la délicatesse et de l’élégance au programme, le mariage du fruit et des épices le prédisposera à quelques expériences culinaires de retour d’un long voyage, on apprécie sa complexité et sa ténacité en bouche. Cuisine exotique pourquoi pas, mais aussi de la traditionnelle genre volaille aux morilles ou à la truffe, il saura tenir son rang. Ce rosé du Château de l’Aumérade (www.aumerade.com) est vendu 

11,60 €.

La Cuvée La Violette 2013 est aussi en AOP Côtes de Provence, et nous le devons au Château de la Clapière (www.chateau-la-clapiere.com). Si l’assemblage ressemble au précédent, la robe parait plus soutenue, et le nez nous propose un bouquet de bienvenue : lui est floral où l’autre était un adepte du fruit. Et vous ne tomberez pas de votre chaise si on vous annonce un parfum de violette pour cette cuvée « la Violette » ! Puissant également, on nous le conseille avec un homard grillé, voire une cuisine orientale. On pourra même débuter avec l’apéritif. Cette cuvée est vendue 9,34 €.

Aumérade et Clapière sont bien des rosés de gastronomie, des rosés de Provence Crus Classés depuis 1955, comme on dit, la maison a de l’expérience…

 

Saint Emilion Grand Cru

« Un Godeau, c’est dix ans garanti pièces et main d’œuvre » vous dira avec humour Albéric Florisoone, qui œuvre avec son épouse Agnès, à la bonne marche de ce domaine de six hectares installé sur la commune de Saint Laurent des Combes.

Ici, on fait principalement dans le Merlot (90 %), et quelque 30.000 bouteilles sont produites, un moitié en Château Godeau, l’autre moitié en Château Godeau Ducarpe, le second vin du domaine, et celui qui nous intéresse aujourd’hui sur la table de dégustation.

Saint Emilion Grand Cru, le Château Godeau Ducarpe millésime 2011 est à 95 % Merlot, avec un soupçon de Cabernet franc. On sait que cette Appellation ne correspond pas à un terroir bien défini mais à une sélection de domaines ayant fait l’objet d’un classement, celui-ci ayant été élaboré à partir de 1954, mais il est bien évidemment remanié régulièrement. Le Saint Emilion Grand Cru ne concerne que des vins rouges.

La robe rouge vif, voire rubis sorti du coffre, nous annonce une évidence, c’est un Saint Emilion, ce que les arômes de fruits rouges cueillis dans le sous-bois, et l’omniprésence d’un bouquet d’épices confirmeront. Voilà un vin charnu, qui donne tout le cœur sur la main, aux tanins bien posés et souples. On dira l’attaque bien organisée car le meilleur des troupes est en place, il ne reste plus qu’à se laisser guider jusqu’au dénouement final qui nous permettra de découvrir la virilité de ce vin qui traîne en longueur pour notre seul plaisir. On ne le lui reprochera pas.

Sans pour autant sacrifier à la matelote d’anguilles locale (locale du côté de Saint Emilion bien sûr) que tout le monde n’a pas envie de mettre au menu du jour, on pourra s’orienter vers un tournedos Rossini ou pourquoi pas un navarin d’agneau.

Ce Château Godeau Ducarpe est vendu 12 euros départ cave. Une excellente affaire. (www.chateaugodeau.com).

 

Les vins de soif en Gascogne

Landes, Lot-et-Garonne et principalement Gers, voici le territoire des Côtes de Gascogne en mode été avec la fraîcheur qui convient à la saison. Ici, le vignoble hésite entre Atlantique et Méditerranée avec pour décor inamovible les Pyrénées, d’où les rivières descendent en creusant des vallées où l’on accrochera la vigne. Ici encore, les cépages autochtones ont pour noms Colombard (pour le vrai blanc de soif !), gros et petit Manseng, et Ugni blanc, et ce pour les vins blancs qui représentent 85 % de la production, et bien sûr Tannat et Cabernet pour les rouges.

Et c’est donc avec le Colombard (à 80 %) que le triptyque proposé aujourd’hui se présente, trois blancs de Gascogne qui feront merveille sur vos tables d’été eu égard à la fraîcheur naturelle de ce cépage à l’accent qui roule du côté du fruit. Le pouvoir aromatique du Colombard fait mieux qu’un sondage sorti des urnes, il est consensuel.

Du domaine de l’Herré (32370 Manciet), voici l’assemblage Colombard et Ugni blanc 2013, très ananas et pêche, qui sait pacser la fraîcheur acidulé à l’onctuosité du fruit exotique. On le réservera pour quelques sardines grillées accompagnées de petits légumes de saison confits (5,90 €).

Même assemblage avec le domaine de Bazin 2013 des Producteurs Plaimont (32400 Saint-Mont), un blanc qui œuvre davantage sur le côté exotique, ce qui le conduira à partager la table avec un tajine qui voyagera au gré des épices. La bouche est ferme, longue et un tantinet relevée (6,00 €).

Le domaine de Miselle (32110 Caupenne d’Armagnac) privilégie également le Colombard, associé cette fois-ci au gros Manseng, peut-être afin de mettre de l’élégance au service d’une cuisine plus sophistiquée. Ici, on déguste le pamplemousse le verre à la main, et le côté vif et nerveux de ce blanc de Gascogne sera conseillé dès l’apéritif (5,00 €).

« Le génie des vins est issu de nos terroirs et de nos cépages autochtones » avoue le directeur de la cave de Plaimont. C’est la force des vins de Gascogne, ces blancs simples et tranquilles, sans chichis et terriblement attachants.

 

Les Terres Rouges de Corbières

Soleil devant, vent autour et sols arides sous nos pieds forment un sacré triptyque pour faire des vins de grande qualité. Du moins si les rendements à l’hectare sont revus à la baisse et les assemblages élaborés avec soin. Et c’est ce que l’on constate depuis une dizaine d’années dans les Corbières, au bout du Languedoc, là où il ne reste quasiment que les Pyrénées pour arrêter cet immense vignoble (le plus grand du monde) que l’on dit avec raison, désormais, « tourné vers l’avenir ».

Il s’est passé ici beaucoup de belles choses qui ont permis de produire de grands, de très grands vins à des prix – encore - abordables pour l’amateur français. Profitons-en avant que Russes et Chinois trinquent à notre santé avec l’essentiel de nos caves…

C’est à Lézignan-Corbières que Jean-Noël Bousquet œuvre au Château Grand Moulin, c’est là qu’il a bâti en quelques années un domaine remarquable qui propose des vins bien charpentés, amples, généreux, à l’instar de ce Corbières rouge 2011 « Terres Rouges », en référence à la couleur du sol argilo-calcaire de ses vignes.

« Terres Rouges » est un assemblage qui fait appel à la Syrah (80 %) et au Grenache. Après avoir admiré la tenue de soirée pourpre du vin, on y retrouve des arômes puissants de fruits rouges, des fruits rouges que l’on a sans doute cueillis dans un sous-bois, c’est le côté un tantinet sauvage de ce vin qui nous le dit. Sauvage et épicé en même temps, juste pour avoir l’impression de voyager au-delà de ces Terres Rouges du bout de la France.

Voilà un rouge qui siéra aux gibiers d’automne pour peu que l’on se décidât à le mettre à l’abri en cave pour quelques temps, dans le cas contraire, tout de suite, pourquoi pas le marier à une pièce de bœuf ou à quelques fromages « qui ont du goût » comme on dit ? A 9,80 € départ cave, ce Corbières est bien l’affaire de la semaine, c’est le speaker qui nous l’annonce !

 

Au Prieuré Saint-Jean de Bébian

Nous sommes en 1152 entre Cévennes et Méditerranée, et loin des fastes du couronnement de Frédéric Barberousse et du mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, naissait le Prieuré Saint-Jean de Bébian, près de Pézenas.

Ici, grâce à quelques moines cisterciens, la vigne, abandonnée depuis la fin de l’empire romain, va redevenir l’élément essentiel de la culture locale. En fait, c’est à partir de cette année 1152 que Saint-Jean de Bébian ne produira que du vin.

Un peu moins de neuf siècles plus tard, les vins du Prieuré sont célébrés pour leur élégance et leur aptitude à très bien vieillir. La gamme actuelle propose trois cuvées, « Prieuré Saint-Jean de Bébian » en rouge (Syrah, Grenache, Mourvèdre) et blanc (majoritairement Roussanne), « La Chapelle de Bébian » rouge, blanc et rosé, et « La Croix de Bébian » en rouge (70 % Grenache), et en blanc, un Chardonnay (80 %) allié au Viognier.

Aujourd’hui, nous nous intéresserons à l’AOP Coteaux du Languedoc « La Chapelle de Bébian blanc 2013 », 50 % Grenache avec en assemblage Roussanne et Clairette. Coteaux et garrigues sur le GPS pour cette appellation qui va, globalement, de Nîmes à Narbonne, et qui peut révéler de véritables trésors à l’instar de ce Bébian à la robe dorée aux reflets verts. Le fruit est omniprésent de pomme en poire, le fruit est aussi confit, de quoi déposer sur le palais une fine note sucrée qui laissera ensuite la place à ce côté anisé et épicé, mais également très frais, de ce blanc sec que l’on qualifiera d’aromatique certes, mais surtout complexe. Fraîcheur, amplitude, générosité feront merveille avec tous les tartares de poissons et autres fruits de mer, voire une simple salade de moules qui suivra l’apéritif.

Voici un grand vin blanc, vous ne ferez pas le voyage pour rien du côté de Pézenas, et à 13,50 € la bouteille, c’est déjà du haut de gamme abordable (www.bebian.com).

 

Un trio en Crozes-Hermitage

Entre Vienne et Valence sur la rive gauche du Rhône, juste au pied de la colline de l’Hermitage, voici la plus grande AOC des Côtes du Rhône septentrionales, le Crozes-Hermitage, dont environ 50 % de la production sont assurés par la Cave de Tain l’Hermitage (www.cavedetain.com). 

Et c’est justement à la Cave de Tain que nous devons ce trio du jour composé de deux rouges 2011 et 2012, et d’un blanc 2013, trois millésimes successifs pour des vins complexes et typés à la fois.

Le rouge 2011 est bien sûr (comme tous les rouges de l’Appellation) un 100 % Syrah à la robe pourpre tendance grenat. Ici, c’est le fruit qui gère les affaires principales, fraise et framboise en l’occurrence, une gourmandise un tantinet confite agrémentée d’un bouquet d’herbes qui s’étalera de thym en laurier, on aime également ce côté sauvage du vin, c’est ample, un brin boisé, épicé en fin de bouche, une souplesse qui siéra au gibier ou à une volaille rôtie (8,40 € départ cave).

Même robe mais davantage de fruits noirs pour le millésime 2012, des fruits et de la réglisse, avec des tanins comme élevés dans un collège suisse, bien sur eux, il y a de la matière en équilibre, celui-là on va le réserver pour une daube provençale, un truc à tomber de sa chaise ! (8,70 €).

Et voici le blanc du trio, un millésime 2013 tout neuf, 100 % Marsanne élevé sur lies fines en cuves. A première vue c’est de l’or en bouteille, avec certes quelques reflets verts, mais la luminosité de ce vin nous mettra vite en appétit. Très citron et pomme (il y en a aussi !), il se distingue par son côté minéral (qui plaira aux huîtres), mais c’est bien un blanc sec et fruité avec du fruit à croquer et de la longueur. Une belle aventure destinée à un poisson grillé ou à quelques gambas de passage dans votre assiette, ou pourquoi pas des ravioles du coin ?... (8,40 €).

 

Quelques BIB terriblement efficaces

Le BIB ou Bag In Box est en train de devenir tendance. Mais pas sur du vent. Grâce à la qualité des produits désormais proposés, ce n’est plus le « petit vin » que l’on vendait par 5 litres, mais de plus en plus souvent de belles représentations de nos différents terroirs vitivinicoles. En voici quelques exemples…

Saint-Joseph rouge par la Cave de Tain l’Hermitage (www.cavedetain.com), 100 % Syrah, tannique avec subtilité, la fraîcheur passe sur le fruit, il y a de l’amplitude et de la générosité (21,40 € les 3 litres et 33,85 € les 5litres)… Son voisin du Vaucluse est Grenache à 70 % (avec Syrah, Cinsault et Mourvèdre), il nous vient de la Cave de Rasteau (www.rasteau.com), élevé au soleil brûlant, cet assemblage typique a de l’élégance avec une pointe réglissée pour conclure (47,00 € les 5litres).

Duo ardéchois pour suivre, un Viognier dit « Village de caractère » qui nous vient de l’Ardèche méridionale, près de Voguë (village de caractère !), la robe dorée est brillante, le fruit est abricot, il y a finesse, rondeur et fraîcheur au compte, c’est parfait, à 17,50 € les 5 litres (www.uvica.fr)... L’autre est un rosé du Domaine de Vigier (www.domaine-de-vigier.com), un Grenache-Syrah élevé sous le soleil exactement à la robe saumon, c’est une vraie gourmandise de fruits rouges, une note d’épices conclura le voyage ardéchois (12,50 e les 5 litres).

Voici un grand rouge proposé par le domaine Saint André de Figuière (www.figuiere-provence.com), assemblage atypique de Cabernet, Syrah, Grenache et Cinsault, un rouge léger et souple, très fruits mûrs, les tanins sont élégants et la longueur persistance, une merveille en BIB (38,20 les 5 litres).

Jules Rosé est un 50 % Merlot (avec Carignan, Chardonnay et Viognier !) en Vin de Pays Méditerranée du Domaine de Grand Cros (www.jules-wine.com), c’est un concentré de fraise sous le papier du bonbon, la fraîcheur soutient la finale épicée, on aime ce côté simple et parfait du rosé (18,00 les 5 litres). Rosé encore avec le Vendômois Gris (www.caveduvendomois.com) 100 % Pineau d’Aunis à la robe rose pâle, rondeur et fraîcheur agrémenteront vos déjeuner en plein air avec ce vin où la fraise représente le fruit officiellement (18,00 les 3 litres).

Enfin, pour conclure, un IGP Méditerranée 100 % Chardonnay, un blanc à la robe brillante, minéral, aux arômes de fruits venus de loin, long en bouche et né pour l’apéritif (20,80 les 5 litres).

 

Blanc et blanc de Brusset

Direction Cairanne dans le Vaucluse au pied des soyeuses Dentelles de Montmirail, là où travaille avec passion Laurent Brusset qui veille à la bonne marche du Domaine Brusset (84290 Cairanne), un domaine que son père a fait connaître dans le monde entier. Brusset, c’est 69 hectares en Gigondas, Rasteau, Cairanne, Ventoux et autres Côtes du Rhône Villages, un savoir-faire exceptionnel au cœur d’une région où le soleil possède une résidence à l’année.

« Brusset always seems to get everything possible from his vineyards » dit-on de Laurent Brusset Outre-Atlantique. Oui, c’est le meilleur de la vigne qu’il nous propose, à l’instar de ces deux blancs du millésime 2013, Les Travers et Les Clavelles.

Le premier (Les Travers) est un Cairanne Côtes du Rhône Villages né d’un assemblage Grenache blanc, Roussanne et Viognier issu de vignes d’un âge moyen de trente ans. La robe est dorée tendance lingot, le fruit est de saison et de région côté abricot, la noisette est en concurrence avec quelques épices de pays lointains, on évoque encore la muscade, le tout est une véritable gourmandise en bouche avec de la longueur et un effet citronné pour conclure, c’est le compagnon idéal des belles entrées de la mer, de Saint-Jacques en homard, mais son côté voyageur siéra à une cuisine dite exotique (9,50  départ cave).

Le second, appelé Les Clavelles, est un 100 % Viognier né sur les meilleurs coteaux du Domaine, on le dira plus onctueux, plus puissant, peut-être moins complexe que le précédent, son fruit est pomme-pêche principalement, on remarquera quelques apports subtils de cannelle et de miel, lui aussi prolonge le plaisir avec une belle fraîcheur ponctuée d’amertume en pointillés. On pourra lui confier un poisson ou une viande sans hésitation, c’est un blanc riche d’une expérience dans le haut de gamme (12,50 € départ cave).

 

Jaujau 1er

Après « Jaja de Jau », « Chez Jau » et « Bling-Bling », voici venir en carrosse doré et vernis avec chromes et tout le tralala, sa majesté Jaujau 1er, roi de la Vallée de l’Agly au pied des Corbières, arrivant tout droit depuis son domaine d’une centaine d’hectares du Château de Jau (66600 Cases de Pène).

Respect seigneurs et manants, on va quand même parler d’un rouge d’exception que l’on réservera aux viandes cuisinées avec passion, épices et légumes sudistes. 

Jaujau 1er est un rouge né d’un assemblage classique pour la région mais où la Syrah domine son sujet à 80 %, un score que même un roi plébisciterait. On y ajoutera Mourvèdre et Grenache pour avoir une complexité exemplaires côté arômes, là où l’effet terre sauvage de la garrigue s’invite avec un bouquet d’épices à la main. C’est bien présenté, la politesse est de rigueur, on laissera donc entrer le tout sans discuter. Ici, le fruit est mûr, bien mûr, les tanins sont plutôt élégants, la bouche est ample, généreuse, et c’est tout en longueur que la balade s’éternisera. 

Attention, on a parlé de vin d’exception, on pourra même le conserver jusqu’à dix ans. Mais rien ne vous empêche d’y aller voir immédiatement, je vous le conseille avec une daube provençale (16,50 € départ cave).

A noter que Jaujau 1er est également disponible en coffret de trois bouteilles avec trois étiquettes différentes représentant des animaux du continent africain, un chimpanzé, un éléphant et un rhinocéros, trois animaux qu’Hannibal aurait laissé après son passage, et tous trois dignement couronnés comme des rois ! 

(Prix du coffret de trois bouteilles 49,90 €).

 

Les demoiselles Hostens-Picant

Elles s’appellent Charlotte et Valentine, et elles sont désormais connues sous le nom des « Demoiselles du Château Hostens-Picant », un domaine en AOC Sainte-Foy Bordeaux acheté par leurs parents en 1986, soit deux ans après la naissance de Charlotte et un an avant celle de Valentine. Et même si les études devaient mener ces deux jeunes filles hors des vignes (l’une a étudié le droit et le russe, l’autre les métiers de l’hôtellerie), c’est tout naturellement qu’elles se retrouvent aujourd’hui à la tête de ce superbe domaine du Bordelais. Et cette année, les Demoiselles signent leur premier millésime.

 

Parlons vin… et parlons de ce Sainte-Foy Bordeaux Blanc dit « Cuvée des Demoiselles » 2012, assemblage à 50 % Sauvignon, avec Sémillon et Muscadelle. C’est le blanc de toutes les audaces culinaires, cuisine lointaine genre tajine, ou cuisine traditionnelle qui en appellerait par exemple au poulet aux morilles, mais également poissons et fromages de chèvres. C’est le blanc de gourmandise, ample, suave, avec le gras là où il faut, mais aussi musclé, avec de la fraîcheur, de la minéralité, et une persistance qui nous obligera à l’inscrire dans notre mémoire vive. On dira qu’il s’agit d’un très grand blanc de Bordeaux, un bel exemple du Château Hostens-Picant (33220 Les Lèves et Thoumeyragues) à seulement 21,00 € départ cave, on oserait parler de belle affaire…

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