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Suzuki Baleno

18/05/2016
Baleno : le début des cent prochaines années chez Suzuki…

 

Une « voiture sans compromis » nous prévient-on d’emblée chez le constructeur japonais. Il est vrai qu’après avoir découvert la « promo » de lancement à 12.290 €, on se dit qu’il n’y a pas que le marchand de lunettes qui est « fou » !

 

Cent ans

En fait, pour mieux comprendre, il faut viser sur la durée. Et là la maison ne manque pas d’ambitions puisque sa stratégie a pour positionnement « Next 100 ». Compris ? Baleno est donc le commencement des cent prochaines années de la marque. Et en fanfare s’il vous plait car la berline de 3,99 mètres a décidé de s’afficher comme une auto de l’étage supérieur, histoire de couper court immédiatement aux remarques désobligeantes genre « low cost » ou modèle d’appel.

Concrètement, l’auto nous a bien bluffés par son habitabilité, son confort, sa qualité de fabrication et son niveau d’équipement. On laissera de côté les « performances », le mot étant devenu aussi risqué à mettre en avant que dire qu’on votera socialiste canal historique l’an prochain.

Déjà, côté look, l’auto avance avec une idée de fluidité qui, avouons-le même sous la torture, ne sied guère à son nom de Baleno. On nous la dit également « bien dans son époque ». C’est vrai. Tellement vrai que Suzuki a réussi un tour à la Houdini sans les mains et les yeux bandés, à savoir une hybride fait maison. On appelle ça SHVS (Smart Hybrid Vehicle by Suzuki), et déjà on augure quelques primes gouvernementales qui nous feront l’esprit propre. Techniquement, on trouve un alterno-démarreur accouplé à une batterie. Celui-ci recharge la batterie qui épaule le moteur thermique en phase d’accélération. La consommation diminue alors de 0,6 litre aux 100 km, les émissions de CO² tombent à 93 g/km, et le couple bénéficie d’un bonus de 50 Nm au démarrage. Et une homologation hybride sur les tablettes de Ségolène à l’arrivée. Chapeau l’artiste !

 

Moteurs essence bien sûr

Boosterjet 3 cylindres développant 111chevaux (4,5 l/100 km et 105 g/km), 1.2 

Dualjet de 90 chevaux (4,2l et 98 g/km), et la version hybride citée plus avant. Le tout installé sur une nouvelle génération de plateforme.

On l’a dit, le niveau d’équipement casse également les codes de la catégorie, Suzuki aurait pu évoquer un acte fondateur en la matière : feux à LED avant et arrière, jantes alu 16 pouces, régulateur de vitesse adaptatif, système de freinage d’urgence autonome (freinage d’urgence entre 5 et 30 km/h), un coffre de 355 litres qualifié « plus grand de sa catégorie », phares au xénon, téléphonie Bluetooth, navigation 3D (option) avec caméra de recul, sièges chauffants à l’avant, climatisation, stop/start, et palettes au volant pour la version boîte automatique… avec un tarif (hors promo de lancement) compris entre 14.490 et 17.390 euros. On se pince, on se pince…

Et de surcroît, vous savez quoi ? Baleno est plutôt agréable à mener, souple, et spacieuse côté ambiance, tout ça dans une auto de 4 mètres (moins un centimètre !).

 

Objectifs maison

Suzuki a pour objectif 300.000 unités vendues en Europe et par an d’ici à 2019, le score actuel étant de 5,3% de parts de marché avec 205.000 autos vendues, la star des ventes européennes étant le nouveau Vitara (65.000 exemplaires).

En France, Suzuki a commercialisé 18.700 autos en 2015, la Swift étant toujours leader chez nous. D’ici à la fin de l’année prochaine, la quasi-totalité de la gamme aura été renouvelée, après Baleno, nous verrons la nouvelle Ignis à la rentrée au Mondial de Paris, puis la nouvelle Swift en mars à Genève, et le nouveau Jimny dans le courant de l’année 2017.

 

Jean-Yves Curtaud

 

 

 

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