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Enfants de nazis

24/05/2016
Enfants de nazis, par Tania Crasnianski, Grasset, 20,90 €

Avoir un père célèbre n’est pas toujours aisé à assumer. Mais avoir un père célèbre et nazi, cela devient vite invivable. Ou pas, c’est selon le thermostat interne personnel de chacun. Car les petits Allemands qui avaient entre cinq et dix ans au moment de la Seconde Guerre Mondiale et dont nous parle l’auteur Tania Crasnianski, n’ont pas tous rejeté l’engagement de leur papa chéri. S’appeler Gudrun Himmler, Edda Göring ou Rolf Mengele aura certes été synonyme de rejet de la part de la société d’une Allemagne en reconstruction, et même si la défaite de 1945 a représenté la fin d’une vie à part, privilégiée, pour ces familles de dignitaires du régime nazi, tous les enfants n’ont pas eu le même comportement en grandissant et à l’âge adulte. Quelques uns ont entretenu cet idéal allemand qu’Hitler avait façonné pour les mille ans à venir, parfois avec une arrogance extrême. Mais d’autres, évidemment descendants de criminels notoires, ont tout fait pour échapper à ce destin tracé d’avance. Qu’est-ce qui sépare Martin Adolf Bormann, gamin des jeunesses hitlériennes en 1944 et prêtre catholique en 1958, d’Edda Göring, celle qu’on appelait la « petite princesse du Néron de l’Allemagne nazie » ? Le chemin que l’on a décidé d’emprunter une fois adulte. En 2015, à 76 ans, Edda Göring entamait une nouvelle procédure contre le parlement de Bavière afin de récupérer une partie des biens que son père avait volés durant la guerre. Apparemment, rien n’avait changé pour elle…

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