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Dossiers politiques

C’est la question que des millions de Français se posent aujourd’hui après la prestation de François Hollande sur France 2, un face à face avec Poujadas qui devait initialement durer 45 minutes et qui est allé au-delà des 75 minutes.
L’élection partielle du dimanche 24 mars suscite nombre de commentaires dans le landerneau politique. Il est vrai que la victoire étriquée du député sortant, l’UMP Jean-François Mancel, face à une adversaire du Front National laisse planer certaines interrogations : 51,4% pour M. Mancel et 48,6% pour Mme Italiani.
« Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s’appelle Pierre Moscovici et il est membre du parti socialiste.» C’est ainsi que le responsable d’un parti politique vient de qualifier l’attitude du membre français de l’Eurogroupe à propos de la décision imposée à Chypre. Et n’allez pas chercher l’auteur de cette phrase à l’UMP, au FN ou même chez Bayrou, en fait elle est signée de François Delapierre, et elle a été prononcée lors du congrès du Parti de Gauche à Bordeaux, parti dont il est le secrétaire national.
D’ailleurs, le « big boss », Jean-Luc Mélenchon, a qualifié de son côté notre ministre des Finances de « petit intelligent qui a fait l’ENA ».

Dissoudre ou pas

23/03/2013
Jamais Président et Premier ministre n’auront connu une telle dégringolade de leur cote de popularité sous la 5ème République. On se souvient de mauvais scores de Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac, que l’on disait au plus mal en abordant la présidentielle de 2002, ou encore Sarkozy, mais au fond de la piscine c’est quasiment une première. Alors on dira qu’il ne s’agit que de l’état de l’opinion à un moment donné, mais le problème c’est que cela arrive moins d’un an après la double victoire de 2012. L’anniversaire en mai risque de se célébrer en état de disgrâce.
Effet dominos ou onde de choc, mais depuis quelques jours un nouveau membre de l’Union Européenne et de la zone euro doit faire face à de fortes turbulences pour une sordide histoire de banques qui seraient en faillite. En fait, rien de vraiment neuf sous le soleil méditerranéen.
Quel serait le score aujourd’hui chez nous d’un Beppe Grillo en cas d’élections anticipées, pour peu bien sûr que l’on en trouvât un de disponible ? La question doit être posée, ou du moins l’éventualité retenue, car au rythme où vont les choses, il ne fait plus aucun doute que la tentation du repli sur soi est de plus en plus avérée chez un grand nombre de Français.
La cause ? La mondialisation, l’Europe et l’euro, comme si nous venions de découvrir que le monde a terriblement changé depuis le nouveau siècle, comme si nous venions subitement de nous en apercevoir, à l’instar de nos gouvernants qui, il y a moins d’un an, en pleine campagne électorale, réfutaient cette évidence, préférant mettre en avant comme séide de nos difficultés économiques, le bouclier fiscal qui représentait en gros seulement 1% du montant de notre déficit. Il fallait avant tout gagner une élection, même en s’appuyant sur d’incroyables mensonges. Et cela a parfaitement bien fonctionné. Maintenant, c’est au boomerang de s’amuser un peu…
« Tout le monde connaît Dijon mais personne ne s’y arrête » regrettait Patrick Chirac dans le film Camping 1. La remarque n’est plus exacte, puisque c’est un successeur de Chirac, l’autre, qui vient de la rendre obsolète. François Hollande, le Président normal anormalement bas dans les sondages, vient de passer deux jours sur la côte, la Côte d’or précisément, celle des Ducs de Bourgogne.
Les élections législatives italiennes viennent de confirmer l’extrême versatilité des Européens au fond de l’isoloir. Girouettes jusqu’à la provocation, ils ne cessent de défaire dans les urnes ce qu’ils ont plébiscité un an plus tôt. Souvenons-nous quand même un instant comment Mario Monti fut présenté il y a quelques mois : comme le Messie, celui qui allait, enfin, mettre l’Italie en ordre de marche, c'est-à-dire mener à bien les réformes attendues, paraît-il, par tout le monde ou presque. Un an plus tard, le même Monti arrive péniblement à faire 10%, soit environ 2,5 fois moins que « l’idiot du village » qui a battu la campagne avec sa fanfare populiste de bas étage, promettant aux Italiens une sortie de crise avec le retour de la Lire, donc la sortie de l’Euro, la suppression de l’IMU le nouvel impôt foncier, du beurre dans les pâtes et « tous dehors ». Beppe Grillo ne fait pas rire car le comique a troqué son habit d’Auguste contre un costard trop large pour lui.
« La journée de carence était injuste et inefficace », c’est ainsi que madame Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction Publique, a justifié sa décision de supprimer la journée de carence qui avait été instaurée par le gouvernement Fillon pour les fonctionnaires en cas d’arrêt de travail. Il s’agissait alors de faire un pas vers un peu plus d’égalité entre le privé et ses trois jours de carence, et le public qui était alors à zéro jour. La ministre a même évoqué le terme « humiliant » pour dépeindre cette journée de carence.
Et de sept, sept Français de plus au compteur des otages détenus en Afrique, et cette fois-ci c’est une famille entière, parents et enfants, qu’un groupuscule à motos, issu nous dit-on d’une faction dissidente du Boko Haram, talibans de l’Afrique de l’Ouest, a attaquée au nord du Cameroun. Et les experts de la chose terroriste de nous expliquer aussitôt que cette région a toujours été particulièrement dangereuse… ou pas.
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