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Les chroniques de Jean-Yves Curtaud

Président normal ?...

03/12/2016

Un Président ne devrait pas dire ça ! Pas comme ça, de manière quasiment improvisée entre l'apéritif et l'entrée : au fait les gars, je ne me représente pas, je plie les gaules . D'un Président normal on attendait un positionnement "normal" pour la 5e République, c'est à dire tenter de poursuivre le travail accompli durant les cinq premières années. D'autant que l'autre soir, François Hollande nous a dressé un catalogue de réussites inédit, que même de Gaulle n'aurait pu mener aussi bien : tout, tout a été parfait, hormis peut-être une bricole concernant la destitution de la nationalité pour quelques tarés du djihad. Donc si j'ai bien compris, s'il ne se représente pas c'est parce qu'il a terminé son job et qu'il ne voit rien d'autre à mettre en route ?

Mais ça c'est la version "normale" pour lui. Sauf que ce n'est pas la version "normale" pour nous. "Manuel m'a tuer", "Emmanuel m'a tuer", "Arnaud m'a tuer", "Benoît m'a tuer", "Jean-Luc m'a tuer", et Filoche, et Jadot, et Pinel, et Duflot... tous ces gens, hormis certes Mélenchon, qu'il a fait prince de la République, à qui il a donné pouvoir, fonction, honneurs et salaires confortables avec bureaux, personnels, voitures, tous ces socialistes et écologistes qui ont fait campagne avec lui en 2012, et qui l'ont poignardé les uns après les autres. La voilà la réalité de cette non candidature. Et fait unique dans l'histoire politique française de ces cinquante dernières années, l'homme qui a dirigé l'un des grands partis pendant dix avant d'accéder au pouvoir, aura mis à peine cinq ans pour faire exploser ce même grand parti !

Car maintenant, et à l'heure de notre mort comme on dirait à la messe de 11 heures, il s'agit bien des funérailles du Parti Socialistes auxquelles nous sommes conviés, un parti entrainé au large par les courants qui ont déclenché de véritables tempêtes, un parti-Titanic que son capitaine et ses lieutenants viennent de décider d'envoyer par le fond. Et comme dans la version originale, il n'y aura pas assez de chaloupes pour sauver tout le monde. Imaginez par exemple, et on semble y aller, que le premier candidat avec le label PS termine quatrième de la présidentielle, que croyez-vous qu'il arrivera ? Un nouveau pôle de gauche se formera autour de celui qui sera arrivé devant, Mélenchon au hasard ! C'est tout l'enjeu qui attend le PS désormais face à deux candidats fort bien identifiés par les Français, Fillon et Le Pen, qui doivent, globalement, pouvoir compter sur un total de 60% des voix au premier tour de cette même présidentielle...

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