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Les chroniques de Jean-Yves Curtaud

Un "Hamas" de non-dits...

16/05/2018

"Le seul et unique responsable de la violence sur la frontière Gaza-Israël est le Hamas". Voilà une déclaration qui fait tâche dans l'amas de pleurnicheries et résolutions pro-palestiniennes entendues ces derniers jours. Cette phrase a été prononcée par le député et vice-président de la Commission des affaires étrangères Meyer Habib. Pour le moment, il est bien isolé ce parlementaire. Normal aussi, quasi 100% des journalistes, des ONG et des responsables politiques ont toujours affirmé leur soutien inconditionnel à la cause palestinienne, et ce depuis Yasser Arafat, celui qui cachait bien plus d'argent que Cahuzac en Suisse. L'argent qui coule à flots en provenance de la communauté internationale en direction de la Palestine, mais qui a la mauvaise habitude de passer d'abord prendre l'air helvète du côté de Genève ou de Zurich.

Ce que les médias n'osent pas dire, c'est la scandaleuse habitude du Hamas, organisation islamiste et terroriste, de faire du dicton "les femmes et les enfants d'abord" une manière de combattre. On l'a vu cette semaine, les appels à la "Marche pacifique" le long de la barrière séparant Gaza d'Israël concernaient principalement les ados, en échange parfois de quelques dollars versés aux familles. On a même dénombré parmi les blessés un enfant de huit mois ! Affaibli, le Hamas mène depuis quelques mois la politique du pire, cherchant le clash. Affaibli car ses tirs de roquettes sont systématiquement contrés par l'armée israélienne, et nombre de tunnels passant sous la frontière ont été détruits. Alors le Hamas a besoin de martyrs, de beaucoup de martyrs, donc de beaucoup de morts. Et "beaucoup" c'est encore trop peu pour mettre au ban de la communauté internationale l'Etat d'Israël. Sa chance du moment, c'est Trump, autant détesté qu'Israël par les médias. Et Mahmoud Abbas, le vieux président de l'Autorité palestinienne, que dit-il ? Rien de bien nouveau, il se montre toujours ostensiblement antisémite, son récent discours a sans doute anéanti quelques décennies d'efforts en matière de détente possible. Mais là encore, c'est le passé de terroriste et d'antisémitisme chronique qui refait surface.

Mais après tout, notre attitude dans cette affaire correspond encore à la posture adoptée face au retrait des Américains de l'accord sur le nucléaire iranien. On fait de l'anti-trump avant tout, on essaie de protéger notre business sur place, tout en sachant que les Iraniens mentent, mentiront toujours. On dit, presque la larme aux yeux, que l'Iran est un pays fragilisé économiquement, quasi en ruines, mais encore capable d'entretenir une armée présente en Syrie, au Yemen, au Liban et en Irak. Là encore, mensonges, car cette présence militaire à l'étranger est rendue possible grâce aux ressources du pétrole, donc grâce à cet accord qui n'a pas servi à autre chose. Les Iraniens n'ont guère profité de cette manne pétrolière, le régime n'a pas changé. Et ce qui est étrange dans notre attitude, c'est qu'on en viendrait presque à soutenir l'Iran qui soutient Bachar, et de soutenir l'Iran qui tire des missiles sur Israël. Serions-nous devenus totalement fous ou uniquement intéressés par quelques contrats "pisseux" signés d'une main tremblante ? Certes, nous devons faire entendre notre voix face à la politique de Trump, certes plus de 50 morts lors de la "Marche pacifique" du Hamas c'est lourd payé, mais soyons aussi lucides, le régime de Rohani en Iran et le Hamas à Gaza se servent de nous pour arriver à leurs fins, c'est à dire la destruction d'Israël. Voire plus si possible...

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